Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 01:14

    Bonjour à tous les étudiants qui me liront,

    Je poste aujourd'hui un billet sur le redoublement car ce sujet revient souvent dans les discussions entre étudiants dans les facultés ou sur les forum juridiques... C'est aussi un des maux de l'université, notamment en première et deuxième année (mais c'est tout à fait compréhensible car ancré dans un système). Je parlerai, dans cet article, des étudiants en droit mais bien entendu, l'analogie pourra être faite pour d'autres sections.
    Le "redoublement" touche une grosse partie des étudiants en droit lors des deux premières années. Il est souvent le résultat (en L1 notamment) d'une accoutumance trop tardive à la vie universitaire ou simplement un manque de travail. Cependant, bien qu'il soit souvent le signe d'une inertie coupable de l'élève, parfois, celui-ci peut s’avérer très troublant pour les élèves qui aiment véritablement la matière ou qui veulent absolument réussir et se rendent compte trop tard qu'ils n'ont pas assez travaillé. Ainsi le redoublement permet, comme son nom l'indique, de "redoubler" d'efforts tout au long de l'année qu'il faudra repasser. Pour les étudiants qui prennent celui-ci comme une chance, le redoublement se passe souvent bien. Ils parviennent à rebondir et repartent d’ailleurs souvent sur de meilleures bases que certains étudiants passés de justesse de la 1ère fois. Pour certains par contre, et c'est à eux que s'adresse cet article in concreto, le redoublement est le signe d'un mauvais niveau universitaire et semble condamner l'élève à abandonner un jour ou l'autre les études. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le redoublement n'est pas une sanction, mais bien une perche tendue par l'université permettant de se reprendre et de réussir par la suite. Mais il ne préjuge en aucun cas d'un mauvais niveau intellectuel de l'élève et peut ressortir au final comme une aubaine. Il témoigne seulement -sans doute- d'un manque de travail ou d'une difficulté pour l'élève à s'adapter à la vie universitaire, à se prendre en main seul, à travailler ardemment. Mais ceci peut justement être corrigé avec ce système de redoublement.
Redoubler ne présage rien de mauvais in fine, si ce n'est une année de travail en plus dans le cursus.
    Ce qu'il faut savoir par ailleurs, c'est que même certains très bons juristes ont déjà redoublé une année (certains prof, certains magistrats ou avocats). Cela est compréhensible si l'on parvient à saisir que le niveau universitaire n'est pas le parfait reflet d'un futur très bon praticien. Les notes ne permettent pas, seules, et prises indépendamment, de déterminer le véritable profile d'un élève. Elles sont simplement un indicateur de réussite parmi tant d'autres. Et le redoublement permet justement d'exhausser cet indicateur ou du moins de le redresser. L'année redoublée aura ainsi servi, pour certains, d'électrochoc qui leur aura permis une remise en cause voire une véritable introspection pour repartir sur de très bonnes bases.
    Par conséquent, même si le redoublement peut apparaître comme un carcan (et il l’est de toute manière d’une certaine façon), il peut tout à fait être appréhendé matériellement comme une chance ; et aura permis de sauver, sans doute, de très bons praticiens qui feront, demain, la pluie et le beau temps dans les différents Palais (je reste attaché à l’idée qu’on se fait du pur juriste) de France et de Navarre.

Partager cet article

Repost 0
Published by les-etudes-de-droit
commenter cet article

commentaires

Sofian 29/07/2012 17:58

Ouais, exactement.

Laura 27/12/2010 01:34


"un échec est un échec" : oui effectivement, mais c'est "un" échec. Pour ma part, je trouve qu'on a surtout trop tendance à voir le redoublement comme "L" 'échec, comme si redoubler ou faire
quelques fautes de parcours c'était rater sa vie entière. C'est surtout cela qu'il faut modifier dans les esprits : ne pas voir le redoublement comme la marque d'une intelligence déficiente ou je
ne sais quoi de ce genre (c'est trop souvent vu comme ça !). Un peu comme les mauvaises notes : "j'ai eu un 6 donc j'ai 6 de QI ohlalala" (je ne me moque pas, je dis juste que si on voyait les
choses autrement, on serait moins souvent démoralisé, nous, étudiants).

C'est sûr qu'un redoublement, ce n'est pas la meilleure nouvelle de l'année, mais il faut se dire qu'un étudiant travailleur et sérieux qui redouble, il redouble uniquement pour un problème de
méthode qui n'est pas bonne (et ça, c'est perfectible évidemment !). Et pour ceux qui redoublent parce qu'ils n'ont pas travaillé, il n'y a pas de quoi être démoralisé non plus puisque cela ne
reflète pas les capacités de l'étudiant...


dossavi-alipoeh 24/12/2010 13:18


merci beacoup et à vous de même!!
je suis plus ou moins satisfait par cette réponse, si tenté qu'il existe une réponse satisfaisante
je tient cependant à préciser que l'echec ne peut être relativisé qu'avec le recul, je m'explique, on ne peut pas rire de son echec sur le coup, ce n'est qu'après quelques années,cvoire decenies
quan on est devenu le plus gand juriste de son pays( =) )ou professeur émérite de droit contitutionnel que l'on peut "digerer ce geznre d'echec"

bah tout ça là,je suppose que c'est la vie....... ^_^
aller FÉLIX NAVIDAD à toux!!!!!!!!!!!!!


les-etudes-de-droit 24/12/2010 17:09



Oui bien sûr.

Bonne fêtes à vous ;-)



dossavi-alipoeh 21/12/2010 17:01


très édifiant tout ceci, mais ne trouvez vous pas finalement que c'est une conclusion u peu "facile", je veux dire qu'au final, un echec reste un echec...
toutefois je suis quand même d'accord avec vous,toutefois(sans vouloir être redondant) n'est il pas dangereux de voir en cela une sorte de ""normalité et ainsi de légitimer voire
d'institutionnaliser le redoublement??
Enfin j'aurais une question,non des moindres, combien de chances(sur cent) a un étudiant juriste de réussir son année en ayant deux mois de retard et sans le moindre TD et à un moins de
partielles???(personnelement je pense que cela tiendrais de l'exploit mais bon je veux l'avis de la "doctrine" =D )


les-etudes-de-droit 24/12/2010 00:24



Bonsoir,

Ma conclusion est la suivante :

"Par conséquent, même si le redoublement peut apparaître comme un carcan (et il l’est de toute manière d’une certaine façon), il peut tout à fait être appréhendé matériellement comme une
chance ; et aura permis de sauver, sans doute, de très bons praticiens qui feront, demain, la pluie et le beau temps dans les différents Palais (je reste attaché à l’idée qu’on se fait du pur
juriste) de France et de Navarre.".

La vie n'est pas constituée que de réussites (heureusement). Echouer est parfois nécessaire pour se remettre en cause. Je ne cherche pas à institutionnaliser le redoublement, il existe depuis des
lustres et est usité traditionnellement, il constitue donc une institution, ou si vous préférez, un des fondement de notre système scolaire pris dans sa plus grande globalité. Donc, d'une
certaine manière, il n'y a rien d'illégitime, ni d'anormal à redoubler (si tenté que l'on puisse définir la "normalité" : elle est tellement subjective). Le redoublement est ainsi seulement une
contingence attaché à notre système scolaire.
Par ailleurs, vous dites "un échec est un échec" ; oui, mais parfois, l'échec peut permettre à un élève de se révéler. Par conséquent, il n'est pas à stigmatiser (ni en bien ni en mal) : il y a
seulement à espérer qu'il serve véritablement aux élèves concernés.

Pour votre question, j'utiliserais mon "joker". Je ne sais pas. Mais je dirais, poltronnement, une chance sur deux =).

En tout cas je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année, et vous souhaite également bonne réussite pour la suite ;-)



lilia 21/12/2010 14:00


Le problème, c'est que l'on stigmatise trop les redoublants. Ceux-ci sont parfois trop considéré comme des personne étant peu visionnaire, voire des faignants, malheureusement.


Présentation

  • : Le blog d'un étudiant en Droit
  • Le blog d'un étudiant en Droit
  • : Pour une conduite active, participative et engageante de ses études de droit à l'université. Soyons acteurs de notre réussite et non témoins de notre déconvenue.
  • Contact

Recherche