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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 15:11

 Bonjour à tout le monde.

Je m'adresse aujourd'hui, en priorité, à tous les étudiants en droit qui veulent travailler, plus tard, dans le vaste domaine dit du "droit des affaires". C'est un terme très générique, peu précis, mais qui donne pourtant un aperçu tangible, a priori, des domaines du droit qui sont concernés. Mais là n’est pas la question. Le sujet aujourd’hui est autre : comme à mon habitude je dois attirer l’attention des étudiants qui ont des aspirations mais qui sont parfois mal renseignés

Pour travailler dans les "affaires", un bagage juridique brut ne suffit pas. L’autre aspect, d’un point de vue professionnel, qui sera déterminant est bien celui des langues. Pour travailler plus tard, dans la fiscalité internationale, le droit de la concurrence, la finance… il faudra avoir un très bon niveau d’anglais. Celui-ci est le résultat des études spécialisées (en master II) mais cela ne suffit pas. Et, si tel est votre projet, il faudra sans cesse s’exercer dans la pratique des langues étrangères (au moins deux) et en premier lieu dans la pratique de l’anglais, voire l’anglais américain, qui est la langue utilisée, communément et naturellement, dans le domaine des affaires. Etant donné que celle-ci devra faire partie de vos postes de compétences, même si vous appliquerez plus souvent le droit français (à moins que vous ne travailliez outre-manche ou outre-atlantique...), autant se familiariser avec cette langue dès les premières années de cursus.

C’est ainsi que je vous invite à travailler votre anglais autant que faire se peut : il ne faut pas hésiter à regarder la télévision en anglais (avec les Box internet désormais, on a accès aux chaines type France 24, CNN, Skynews…) ; il ne faut pas hésiter à écouter la radio en anglais lorsqu’on a le temps (avec les smart phone, il existe des applis très intéressantes : avec Samsung par exemple, vous pouvez utiliser Tuneln Radio qui recueille toutes les radios possibles et imaginables) ; il ne faut pas hésiter à lire la presse, aussi bien sur le net (The Financial Times, The Economist…) que sur les journaux ou périodique (vous pouvez commander 4 exemplaires du Time gratuit en vous rendant sur le site : profitez-en, mais n’oubliez pas de faire cesser l’abonnement une fois que vous aurez reçu les numéros commandés) ; n’hésitez pas non plus à aller sur des réseaux sociaux qui ont pour dessein de pratiquer les langues (je pense à Babbel.com notamment) ; il ne faut pas hésiter à pratiquer si dans votre entourage vous avez des amis qui parlent anglais ; il ne faut pas hésiter à t’chater avec des contacts anglais, ça se trouve assez facilement, et pourquoi pas même via Skype. Il ne faut pas hésiter, encore, à penser en anglais parfois, et à réfléchir en anglais, sans forcément passer, dans sa tête, par la traduction littérale. Il faut réussir vraiment à s’imprégner de la langue. Enfin, toutes les séries et films disponibles aujourd’hui sur le net, permettent encore de s’exercer Tout ceci doit constituer un exercice pratique quotidien : cela visera à affiner votre compréhension et engranger du vocable, vous habituer à la construction des phrases anglaises…

Naturellement, le meilleur moyen pour apprendre une langue est l’immersion. Donc si vous avez l’opportunité de partie grâce à Erasmus, il ne faut pas hésiter. Cela peut aussi bien se faire en voyage / séjour dans un pays anglophone.

Bien entendu, obtenir un cursus sans forcément parler anglais couramment est toujours possible. Avec du vocabulaire et de la pratique, on arrive très bien à entretenir un bon niveau d'anglais. Ce n’est pas rédhibitoire, mais au plus votre niveau sera bon, au plus il vous sera facile de réussir ensuite. Par conséquent, pour les futurs juristes en droit des affaires, sachez que rien n’est gagné d’avance et qu’une formation de haut niveau et ensuite un poste intéressant ne s’offriront à vous qu’à charge de volonté et de motivation.

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 19:23

Voici la question que se posent beaucoup de juristes en L1 et L2 voire L3. Vous remarquerez que j'utilise un chiasme dans mon intitulé pour brouiller les pistes. Cette problématique est lancinante et revient très très souvent. J'estime que cette alternative offerte aux étudiants en droit (quelle chance !) ne doit pas être analysée de façon trop manichéenne. Aujourd'hui, vue l'évolution contemporaine de nos sociétés, un bon juriste est un juriste à l'aise aussi bien avec le droit public qu'avec le droit privé. Il est dommage, dès la L1 par exemple, de délaisser une branche fondamentale du droit sous prétexte qu'on « n'accroche pas » à la matière. Le droit public et le droit privé enseignés jusqu'à la L3 sont des droits généraux et généralistes. On ne rentre pas dans les détails précis du contentieux administratif ; on ne va pas aller scruter tous les recoins du droit civil. On voit « seulement » les fondamentaux (et c’est déjà considérable) de chacun des droits. Ainsi, il vous sera sans doute préjudiciable, pour la suite de vos études, de mettre de côté le droit des obligations ou le contentieux administratif parce que ce dernier ne vous aura pas plu. Les bases du droit civil doivent absolument être acquises, aussi bien en droit des personnes ou de la famille, qu’en droit des obligations et droit de la responsabilité ; les bases du droit administratif de même : aussi bien le droit administratif général qu’en contentieux administratif. L’université ne prétend pas former des demi-juristes mais biens des juristes, « entièrement constitués » – vous me passerez l’expression.

Mon conseil n’est donc pas celui de ne pas avoir d’affinité, mais de faire en sorte que cette affinité ne laisse pas en jachère totale le droit qui émoustillera moins votre esprit. Le choix entre public et privé aura le temps d’être fait, de manière décisive, en Master I. Si, dès la L2, vous mettez de côté toute une branche du droit, vous aurez un esprit d’analyse moins pointu. Combien de fois, en commentant un arrêt de droit civil, j’ai eu à faire un parallèle avec le droit public (notamment pour la responsabilité civil). Combien de fois je me suis servi de l’article 1134 pour mes démonstrations en doit administratif ? La culture juridique est donc utile et n’est pas hermétique, que ce soit dans l’un ou l’autre des droits. Chacun a ses spécificités, c’est ce qui fait tout leur charme, mais un choix péremptoire trop prématuré peut être regretté plus tard. Mon prof de droit pénal, un avocat pénaliste, pour l’anecdote, regrette encore aujourd’hui d’avoir des connaissances trop ténues en droit administratif. Je vous aurais donc prévenu.

Par conséquent, avant de faire vos choix, imprégniez-vous bien des matières proposés. Vous pourrez dès lors, en L3, commencer à vous « spécialiser » bien que les choix ne soient pas encore tout à fait décisifs. Ne pas se spécialiser trop tôt permet de ne pas risquer d’avoir un parcours incohérent. Bien sûr, celui/celle qui est absolument sûr/e de lui/elle pourra se spécialiser plus vite qu’un/e autre, mais il reste qu’il ne faut pas feindre de s’intéresser à l’autre branche… Vous pourriez peut-être le regretter un jour, le droit public et le droit privé ont tendance aujourd’hui à interagir. Le choix final se fera de toute manière le plus naturellement du monde. Et puis, si vous avez une question ou un doute, je peux peut-être tenter de vous aiguiller…

A bon entendeurs.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 22:51

Un petit article en cette période de flottement, flottement non pas intellectuel –je suis en partiel blanc demain-, mais flottement psychologique. Tout le monde n’est certainement pas dans mon cas, mais un nombre certain d’étudiants doit avoir le même sentiment. Ceux qui postulent l’année prochaine pour une formation où il y a une sélection à l’entrée : certains M1, les M2 notamment. Personnellement, c’est pour entrer en Magistère. Cette période, qui précède de peu les partiels est assez perturbante. D’un côté on s’imagine que l’année prochaine on sera dans une des universités visées ; d’un autre, on se dit que tout de même, la sélection est rude et que rien n’est encore joué. Sans doute faut-il ne pas se laisser démonter. Commencer à télécharger et lire les dossiers de candidature. Se recentrer sur ses motivations. Bien se préparer pour les partiels qui poignent. On commence également à penser à la lettre de motivation qu’on a à rédiger, on se pose des questions à propos de vétilles : lettre manuscrite ou dactylographiée ; feuille simple, etc.


 Au final c’est assez motivant et je suis très enthousiaste à l’idée de finir l’année sur les chapeaux de roues et de parvenir à être pris là où je veux aller. Mon avenir se décidera, d’une certaine manière, à la fin de cette année. Ce qui a le don de me tracasser, au moins un tantinet.


Je voulais donc d’abord souhaiter bonne chance –ou merde, c’est selon- à tous les étudiants qui passeront les partiels d’ici le mois de mai. Je vous encourage à travailler durement, on n’a rien sans rien.  Et également, je tenais à exprimer toute ma solidarité aux juristes qui commencent à se demander quels Masters ils vont choisir. Auxquels ils seront éventuellement pris. Ne nous agitons pas trop encore, nous avons le temps de voir venir.
Enfin, j’incite pareillement les étudiants de L1 et L2 à commencer, d’ores et déjà, à se pencher sur leur avenir. Ce n’est pas une fois arrivé à la fin du M1 qu’on se pose la question de savoir ce qu’on veut faire. Un projet professionnel, ça se murit lentement et progressivement.


Que vos projets se réalisent !

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 16:31

          Je suis en retard, cet article aurait dû être posté depuis plus d'une semaine déjà... Mais je rejette la responsabilité sur les cours et notamment le début des partiels blancs et également sur un problème temporaire d’ordinateur. Les 12 et 13 mars s'est déroulé à Toulon (pas dans Toulon même mais organisée par notre groupe) un week-end de formation régionale. L'associatif prend donc parfois du temps (j'étais encore hier à Marseille pour faire connaitre le GENEPI), demande de l'investissement mais ces efforts permettent un enrichissement, aussi bien intellectuel qu’humain.  Cela permet de faire des rencontres, très diverses, et d’échanger. A cette occasion, j’ai eu la chance de pouvoir parler très longuement avec François Korber.

Qui est François Korber ? Un homme simple, un juriste (qui s'est forgé empiriquement et concrètement), un fondateur d'association, un ancien détenu... Nous l'avons rencontré durant ce week-end et j'ai personnellement beaucoup échangé avec lui. Une personne très intéressante, intarissable sur la détention, sur le droit pénal carcéral, sur la vie plus généralement.

Détenu pendant plus de 20 ans pour des affaires diverses, il a fait considérablement avancé le droit pénitentiaire. En 2004, alors qu'il était en quartier disciplinaire, dans des conditions de froid aberrantes, il parvient, pour la première fois, à faire entrer un huissier en détention pour faire constater les conditions dans lesquelles il était incarcéré. Un arrêt à son nom a été rendu par la chambre criminelle de la cour de cassation en 2004 : désormais, les rejets de demande de libération conditionnelle sont attaquables devant le juge administratif... François Korber a été un précurseur, un pionnier. En détention, l'administration pénitentiaire n'était pas à l'aise à son égard. En prison, on l'appelait "Robin des lois" et parfois "l'avocat". Les autres détenus qui avaient des soucis venaient le consulter, il les aidait autant qu'il pouvait.

Désormais libre, et après avoir purgé ses peines, il œuvre dans ce domaine avec d'autant plus d'impact qu'il a une immense expérience du milieu carcéral. Il connait toutes les ficelles, a toutes les informations, a des contacts. Il est reconnu dans le milieu. L'idée de devenir avocat lui a déjà traversé l'esprit (mais pour des raisons de forme, cela pourrait ne pas fonctionner), il y pense mais ce n'est pas encore ce qui l’anime au plus haut chef : quel paradoxe ce serait…

L'associatif permet de belles rencontres, ça a été le cas avec M. Korber qui est très proche des génépistes. Il a d'ailleurs bénéficié de notre action, lorsqu'il était en détention.

J'indique donc sur ce blog un lien vers le site de l'association qu'il a impulsé : "Robin des loi". Il est au fait de l'actualité du droit pénal relatif à la prison. Pour ceux qui seraient intéressés, ou pour les curieux, n'hésitez pas à y faire un tour, on y trouve de tout.

 

http://robindeslois.org

 

Suite de l'article : "Apologie de l'associatif".

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 22:46

    La question des notes est très récurrente. Moi-même, il fut un temps où je me la posais. Après quelques recherches laborieuses dans les jurisclasseurs à la BU j’ai finalement décidé d’aller investiguer sur internet. Je constatais alors rapidement qu’il y avait sur la toile une vraie mine d’or d’informations. Que la plupart des notes étaient trouvables. Et que le système de recherche est simple comme bonjour.

Avant de voir comment il est possible de trouver les notes de jurisprudence, je propose, pour les plus novices d’entre mes lecteurs, de voir comment cela se passe pour trouver un arrêt sur legifrance.

Prenons par exemple notre Code Civil, à jour si possible. Rendons nous à l’article… disons… 515-1. Nous allons utiliser comme support un arrêt qui concerne le PACS. Si je ne vous avais pas donné l’article, pour trouver l’article correspondant au PACS, l’on dispose de plusieurs solutions. Soit on regarde dans la table des matières. On survole rapidement les titres puis les chapitres. On voit que cet article se trouve dans le "Chapitre I" du "Titre XIII", le numéro de l’article figure à droit de la page c’est parfait.
    Autre solution, si l’on connait l’année de la loi qui a créé l’article. On se reporte à la table chronologique (à la fin du code). Le PACS a été créé en 1999, c’est bien connu, on regarde donc ce que nous propose le Code. Effectivement, on trouve la loi du 15 novembre 1999 relative précisément au PACS.
    Enfin dernière solution, on se reporte à la table alphabétique. On recherche Pacte Civil de Solidarité. On le trouve sans problème, il nous renvoie à PACS. Et le terme « PACS » nous renvoie naturellement à l’article 515-1.

    Jusque là, rien de compliqué. Tout le monde sait déjà faire ça. Maintenant que nous avons la page ouverte à l’article 515-1, nous allons nous intéresser à la note 6, au hasard… A quoi correspond le texte qui suit ce numéro ? Ce sont les portées des arrêts. En gros, les jurisprudences qui ont trait à l’article et plus précisément, à un thème qui est en rapport avec l’article : ici, « l’ordre public ». Les phrases sont donc des jurisprudences.
    On lit donc la portée : « Le partenaire d'un PACS conclu avec un fonctionnaire bénéficie des dispositions de l'article L.30, 1°, C. élect. [= article L.30 premièrement du Code électoral], qui permettent aux fonctionnaires mutés et aux « membres de leur famille domiciliés avec eux » d'être inscrits sur les listes électorales en dehors des périodes de révision de ces listes ». Et tout de suite après, l’arrêt auquel correspond cette portée : Civ. 2e, 25 mars 2004 suivi de notes.

    D’abord, l’arrêt. Comment trouver l’arrêt sur Legifrance ? Rendez vous sur l’accueil de la page. Cliquez sur « judiciaire » dans la rubrique jurisprudence.

Vous allez tomber sur la page de recherche avec la possibilité de choisir une juridiction, le numéro de l’affaire et la date. Si vous avez le numéro de l’affaire c’est parfait, sinon, mettez les dates et la juridiction. Ici, il s’agit d’un arrêt de la Cour de Cassation du 25 mars 2004. Puis vous mettez "rechercher". Vous allez avoir deux résultats. Dans cet exemple, on a de la chance, il n’y a que deux arrêts qui correspondent donc il ne sera pas difficile de trouver l’arrêt correspondant. Il est possible, si la recherche donne trop de résultats, d’affiner votre recherche en utilisant les détails du code. Cliquez à droite de la page sur « Recherche experte de jurisprudence judiciaire ». Et vous allez tomber sur une page avec plus de champs que précédemment. On a le numéro du bulletin, la chambre, etc. On retente alors l’expérience en mettant le numéro de la chambre. Le numéro du bulletin : ici, juste après la date de l’arrêt dans le code civil on a : « Bulletin civil II, n° 144 ». On va mettre le numéro (144) dans les champs. Avec éventuellement des expressions pour être plus précis. Puis lancez la recherche. Lorsqu’après une recherche, à droite de l’arrêt, vous voyez : "publié au bulletin", c’est que l’arrêt est important. S'il est marqué : "inédit", c’est que c’est un arrêt moins important (un arrêt d’espèce en général). Et voilà, vous avez votre arrêt sur Legifrance.

    Maintenant, comment réussir à trouver la note de l’auteur. On voit bien « RTD civ. 2004. 489, obs. Hauser ». Mais comment trouver, précisément, les observations du Pr. Hauser ? Il existe plusieurs solutions mais nous allons voir la plus simple. Pour ce faire, il va falloir que vous alliez sur le site de votre université. Dans votre espace numérique de travail (ENT). Ensuite, il faut que vous vous trouviez le lien vers Dalloz que vous pouvez utiliser avec le compte de votre université. Dans ma faculté c’est dans bibliothèque, base de donnée. Vous allez tomber sur l’accueil du site Dalloz. Il faut ensuite cliquer sur "rechercher" et sélectionner l’onglet « Dalloz jurisprudence ». On a deux parties : 4 champs de textes ; et des champs de recherche avancée. On va remplir la deuxième partie. Si vous avez le numéro de l’arrêt c’est parfait, vous mettez le numéro dans le champ : "référence". Si vous ne l’avez pas, vous remplissez la juridiction (ici, la Cassation), la ville (ici, pas besoin, c’est Paris par défaut, il n’y a qu’une Cour de Cassation), la chambre, et la date. Vous cliquez sur « lancer la recherche » puis « afficher les résultats ». Normalement vous n’avez que une ou deux occurrences. Vous sélectionnez alors la bonne (ici, la première). Et vous allez tomber sur tout ce dont vous avez besoin : la jurisprudence, avec tous les documents dans lesquels elle est citée. Et surprise, on retrouve la note du Pr. Hauser dans la "Revue Trimestrielle de droit civil" (RTC civ.) de 2004 de la page 489. On trouve bien sûr le lien vers l’article du code et enfin, une occurrence dans le Répertoire de procédure civile.
    Et voilà, vous avez trouvé la note recherchée. Ici, on avait qu’une note mais s’il y en avait eu 10, les 10 auraient été affichées sur cette page.

    Vous avez aussi la possibilité de rechercher directement une note sans passer par l’arrêt. Nous recherchons pour notre illustration une note parue dans la "RTD civ de 2004". On clique donc sur l’onglet « Revue ». Une liste va s’ouvrir, on cliquera alors sur "RTC civ". Une page avec des champs de recherche précis vont s’ouvrir. Il ne restera qu’à les remplir.
* Dans le rectangle référence, vous mettez l’année (2004) et la page (489),
* Dans le rectangle auteur, vous mettez le nom de l’auteur (Hauser),
* Dans le rectangle décision, vous mettez le nom de la juridiction (Cour de Cassation) et l’année (2004).

    Et vous allez tomber la note recherchée.

    Voilà, rien de bien compliqué donc. Le plus difficile est de trouver le lien vers Dalloz depuis le site de la Faculté, il est pas forcément facile à trouver. Je vous souhaite bon courage dans vos futures recherches jurisprudentielles et doctrinales.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 01:43

    L'associatif est sans doute, au même titre que les stages et passions diverses (notamment), un des éléments qui marquent singulièrement un dossier. Par conséquent il peut être fort intéressant pour tous les étudiants (de droit et d'ailleurs), et cela à tout point de vue, de s'intéresser au milieu associatif. Que ce soit en rapport ou non avec le sujet de votre cursus n'a somme toute que peu d'intérêt. Trouver quelque chose qui complète votre formation est envisageable et utile aussi bien humainement que professionnellement, mais rien ne vous empêche de sélectionner d'autres associations, sur des thèmes différents (plus humanitaires ou sociales, "Les Petits Frères des Pauvres" par exemple).
Etant donné que nous sommes sur le blog d'un étudiant en droit, nous allons patrociner plus particulièrement au sujet d’une association qui a largement trait à la justice -dans un sens générique.
    L’association dont je voulais parler dans cet article se dénomme « GENEPI » : n’y voyez aucune référence à quelqu’alcool savoyard que ce soit, il s’agit simplement d’un acronyme incisif qui a seulement pour but de flatter la mémoire. L’association GENEPI donc, pour, « Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées ». L’association étudiante la plus éminente au niveau de l’activité et de la taille. Elle regroupe pas moins de 1.300 étudiants bénévoles (évidemment) à travers toute la France qui interviennent une fois par semaine, chaque semaine, en détention, à dessein de dispenser, non pas des cours (nous n’en avons pas la prétention), mais plus précisément une activité culturelle (ou autre) visant à partager avec les détenus, à s’immerger dans la milieu carcéral, à comprendre in concreto comment fonctionne une prison et enfin, à réfléchir. Le fameux triptyque police / justice / prison le suggère assez bien, la machine pénale est constituée dans son dernier mouvement par l’incarcération (assez souvent), lieu commun de l’expiation des péchés, de repentance et tout autre mysticisme souvent brandi pour justifier ces mesures.
    Autant le dire tout de suite, pour tous les étudiants en droit notamment qui veulent se hasarder au milieu associatif, sans doute l’association GENEPI est l’une des plus proche de la matière juridique. Elle permet aux étudiants de mieux comprendre le fonctionnement de la chaine pénale. De mieux appréhender la vie en détention. Pour ceux qui veulent devenir avocat ou juge ou policier par exemple, l’expérience est plus qu’attrayante. Intervenir auprès des détenus, commencer dès le début de son cursus au plus près des professionnels de la justice est une opportunité qu’il faut savoir saisir.
    Ma première intervention a été une expérience complètement enivrante. Un peu d’appréhension m’animait avant de me présenter ; les deux heures d’« enseignement » sont en fait passées à une vitesse hallucinante. L’activité « Réflexion sur l’actualité en anglais » (que je propose donc) se déroulait sous la forme d’un débat avec les détenus, en anglais (autant que faire se pouvait, mais en les guidant, on arrivait à discuter finalement de pas mal de choses en anglais). Et je peux en témoigner : ces personnes, bien qu’ayant sans doute fait une bêtise (ou plus) un jour ou l’autre dans leur vie, n’en sont pas moins profondément humaines, et incroyablement ouvertes, intéressantes et intéressées. Pas un soupçon d’agacement, pas un cil d’aigreur. C’est vraiment une chance de pouvoir se rendre utile à ce niveau et dans ces conditions. C’est une chance de pouvoir « investiguer » dans ce microcosme en marge de la société -et il faut le déplorer-. C’est une chance de pouvoir transmettre et échanger avec des personnes qui n’ont pas toutes eues autant de chance que nous. Bref, le milieu associatif peut rapidement constituer un véritable violon d’Ingres.
    Outre les interventions hebdomadaires, cette association est également animée par tout un volet réflexion et intervention auprès du public. Les différents pôles régionaux se réunissent entre eux pour des week-end de formation, pour des week-end d’échange et de communication. Ainsi, le week end de formation central se déroule chaque année au sein de l’école Polytechnique en banlieue Parisienne (Palaiseau, 91). Et de nombreux intervenants y sont présents : Me Badinter (parfois), M. Stoléru (qui fut le fondateur), des avocats, des juges (cette année notamment Serge Portelli), des psychologues et psychiatres, des infirmières en milieu carcéral etc. Par ailleurs, de nombreux événements sont organisés à travers la France par des membres de l’association pour sensibiliser le public au milieu carcéral : interventions en milieu scolaire (ISP), dans la rue, dans des bars, lors de conférences etc. Il est également organisé des assises : sortes de tables de réflexions pour approfondir un sujet qui est voté en amont (cette année : « Le sens de la peine », à Lille). On rencontre ainsi nombre d’étudiants passionnés et investis dans ce qu’ils font : des juristes en grande majorité mais pas que, également des étudiants en science politique, d’autres en école de commerce, histoire, littérature, philosophie, etc. Bref, un bouillon de culture et d’aspirations.
    Je vais m’arrêter là, j’aurais aimé faire une présentation plus longue et exhaustive de cette association mais ce n’est finalement pas le propos de l’article : il a plutôt pour but d’interpeller les étudiants et toucher leur curiosité. Je parlais dans le blog de céans d’une association en particulier, mais bien évidemment il en existe des centaines, intéressantes (je pense aussi aux associations de consommateurs par exemple) qui n’attendent que la venue d’étudiants motivés.
    En conclusion donc, et encore une fois (cela constitue le leitmotiv de mon blog en quelque sorte) soyez curieux, originaux et ne vous concentrez pas uniquement et exclusivement sur la faculté (complétez votre formation).
    A bons entendeurs. Bonne soirée.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 16:22

    Je cherche souvent des idées pour que le blog soit le plus interactif possible (sachant que naturellement, mes idées sont limitées par les capacités techniques de l’hébergeur du blog). Aujourd'hui, après avoir reçu un mail me demandant aimablement de publier un évènement, j'ai eu l'idée de proposer cela dans un autre cadre que celui des articles. Le colloque est annoncé en en-tête, avec les informations principales pour tous ceux qui voudraient y participer. Il y restera jusqu’au jour J.
    Je profite donc de ce message pour dire que vous pouvez me faire part de vos évènements à venir (des évènements qui traitent de la matière juridique évidemment), dans vos facultés (uniquement du droit), et je serais ravis de les présenter sur mon blog, et ravis également que cela puisse vous aider. N'hésitez donc pas, pour ceux qui seraient intéressés à me communiquer les informations nécessaires et à me les communiquer par mail ou en commentaire sur le blog directement.
    Je vous remercie de m’avoir lu.

    Cordialement.

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 15:43

    Dans ma faculté, on appelle ça, "passer en minima". Mais la dénomination importe peu puisque le résultat est le même. Avant de vous donner mon avis sur la question, je vais rapidement expliquer aux étudiants qui ne sont pas encore en faculté ou ceux qui ne sont pas au courant de ce dont il s'agit, le principe. Passer en minima ou bien encore être en enjambement (l'image est plus édifiante sans doute), c'est véritablement et précisément, et vous me passerez l'expression, "avoir le cul entre deux chaises". En d'autres termes et pour illustrer clairement cela, vous êtes en 1ère année de licence, vous échouez à votre année, mais vous désirez tout de même passer dans l'année supérieure, tout en essayant, l'année suivante, de valider l'année supérieure et l'année inférieure. Etre en L1+L2. Bien sûr, la plupart des gens qui passent en enjambement n'ont pas des milliers de matières à rattraper, entre une et 3 ou 4. Mais parfois ils ont les TD, parfois des cours avec lesquels ils n'ont pas accroché... Voilà pour une définition du principe.

    Maintenant, que penser de ce système ? J'ai un avis très tranché sur la question, et vraisemblablement, je ne considère pas tout à fait cela comme une chance. C'est un système un peu surfait : avec la semestrialisation et les rattrapages, on a déjà bien toutes nos chances de pouvoir réussir nos années, les unes après les autres, sans redoubler. Si un étudiant n'y est pas parvenu avec ceux-ci, c'est que les "bases" ou les "fondamentaux" de l'année que vous passez quand même ne sont pas acquis et qu'il est plus opportun de redoubler que de passer coûte de coûte. Pourquoi avoir mis en place un tel système... Je me pose la question. Peut-être pour booster les chiffres... Mais ce n'est même pas intéressant car cela mène souvent à un échec cuisant. En général, les étudiants qui passent en minima ne s'en sortent pas : d'abord parce que les emplois du temps ne se superposent que rarement, ensuite parce que suivant les matières à rattraper, cela fait un surplus de travail substantiel et difficile à gérer, enfin parce que le plus souvent, ce sont les matières les moins appréciées qui sont à repasser.

    Ces constatations faites il est désormais intéressant d'expliquer pourquoi, d'un point de vue psychologique, c'est également difficile à gérer (en prenant l'exemple d'un étudiant entre la L1 et L2). L'étudiant en enjambement n'est ni tout à fait en L1, ni tout à fait en L2. Donc il lui est difficile de choisir ses priorités, difficile de tout mettre dans la L2 par peur de ne pas valider les L1 ; mais impossible de tout mettre dans la L1 car la L2 est sa priorité imminente et sa réalité immédiate (eh oui, il suit les cours de L2, pas de L1). Donc, selon moi, rencontrer des difficultés dans une telle situation est tout bonnement logique. Par ailleurs, si l'élève passe en enjambement, ça signifie que les bases de la L1 ne sont pas exhaustivement acquises -malheureusement- et donc que les matières de L2 peuvent lui apparaitre, à certains égards, assez troubles.

    On ne retire donc, ainsi que je le suggère, aucun avantage (sinon des inconvénients) -en réalité- à passer avec ce système. Et cet article rejoint d'ailleurs mon article sur le redoublement, qui est sans doute le moyen le plus efficace de rebondir et se refaire une santé.

    Passer en minima ou choisir le redoublement ? Si cette alternative se présente un jour, vous aurez mon avis, mais plus important encore, vous aurez de quoi vous enquérir de la justesse de ces deux systèmes. Soyez ambitieux et réfléchis ; ne soyez pas arrivistes...

    A bons entendeurs.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:15

    Selon toute vraisemblance, le doute est le sentiment humain le plus saisissant et le plus oppressant à la fois. Il n'est pas omnipotent mais omniprésent dans votre esprit. Vous caresse la conscience, sans cesse, vous questionne, vous demande de vous enquérir, sans cesse, vous agace... Bien sûr, il se manifeste uniquement de manière périodique, c'est un sentiment profondément factuel et qui évolue selon les fluctuations de la raison et de la pensée. Et plus l'échéance dont il est l'expression s'approche et semble poindre, et plus il s'intensifie, malgré un optimisme naturellement puissant. Les sentiments hostiles semblent parfois, souvent, prendre le pas sur les sentiments positifs. L'espoir et la motivation ; le courage et l'abnégation. Tous semblent ployer devant le doute. Un fantôme, un spectre, devant lequel nos projet, aspirations et plus profondes inclinations semblent se confronter. Il nous domine et nous emmène à faire jouer les suppositions, à supputer et peser, soupeser, le plus et le moins, le positif et le négatif.

    De manière plus concrète, je brigue l'année prochaine l'intégration d'un magistère. Une formation universitaire de grande qualité, intrinsèquement sélective. Et lorsque je me dis "j'y arriverai", le doute vient parfois s'instiller dans mon esprit et me fait remarquer que l'année n'est pas finie, qu'il faut avant que je finisse mon année, et que j'ai intérêt de réussir à faire aboutir tous mes projets actuels si je veux me réaliser. Donc oui, le doute est un sentiment pervers, pernicieux et tendancieux. Mais il faut le combattre, ce que je m’efforce de faire, en travaillant, en m’investissant dans une pléthore de choses, en lisant, écrivant, parlant. Pascal semblait très pessimiste lorsqu’il écrivait ses Pensées, il était seulement réaliste. L’Homme doit se "divertir" (et il fait bien comprendre la propension  de ce terme) pour s’évader de ses pensées, et à plus forte raison de ses doutes.

    Appréhendés différemment et d’une certaine façon, ils [les doutes] constituent une force, une motivation, une puissance créatrice intrinsèquement négative mais qui peut s’avérer utile pour nous pousser à nous dépasser, afin de les étouffer, précisément.

    Je parlais de l’intégration d’une formation, j’imagine que tous les étudiants de France et de Navarre ne sont pas dans cette situation. Mais d’autres doutent pour d’autres choses : les résultats, un concours, une attente de réponse, un futur projet en balance… Peu importe. La meilleure chose à faire, pour évacuer ce sentiment, a priori immarcescible, c’est de s’en servir. Lisez l’Art de la Guerre de Sun Tse et appliquez ses conseils sur lui, combattez-le.

    En tout cas, je souhaite aux étudiants qui se sentent parfois stressé d’essayer de s’occuper un maximum dans ces périodes. Pour se refaire une santé et ne plus se faire envahir par ce doute. En regardant devant soi, et douter, le moins possible.

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 17:01

    Bonjour à tous,
    Nous sommes le 24 décembre, ce soir, le Père Noel est censé parcourir les chaumières pour y déposer pléthore de cadeaux. Je ne sais pas si les sapins seront tous bien garnis mais je tenais à souhaiter à tout le monde de très bonnes fêtes de Noël.
    Joyeux Noël à tous, et attention à la crise de foie ! N'abusez pas trop des chocolats et des vins =).

 

| EDIT |

 

Je suis en retard mais, Bonne année à tous !! Je souhaite à tout le monde bonne réussite et bonne santé. Que vos projets se réalisent. Et pour les bonnes résolutions : redoublez de travail et soyez curieux =DD.

 

Meilleurs voeux,

 

 

 

L'humble étudiant auteur de ce blog.

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