Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 18:03

    Salut à tous.

    En cette chaude après-midi du 23 aout, qui annonce et profile la future année de milliers d’étudiants, je profite de mon temps libre pour écrire quelques mots sur le choix des options. Mon titre désigne les L2 mais l’article englobera les choix de matières en général et pourra ainsi fonctionner pour la L1 et/ou pour la L3. Pour ce qui est des Master, il s’agira d’une autre paire de manche dont je parlerai le moment venu…
    Quels sont donc ces choix, parfois cornéliens, qui apparaissent comme déterminant d’une certaine manière (mais pas tout à fait en réalité) et qui peuvent dès à présent orienter tel ou tel profil d’étudiant ? En fait, cela dépend des facs. En L2, souvent, il y a en fait plusieurs matières à choisir.
    D’abord il nous est demandé de nous positionner par rapport à deux matières principales. Par exemple, dans ma fac, nous avons droit pénal et finances publiques au premier semestre, puis au second semestre, il faut faire un choix entre ces deux matières. Dans cet exemple, comment faire un choix alors que les deux motions semblent éminemment importante pour la suite des études ? Ce n’est pas si compliqué que ça. En fait il faut être le plus logique possible et le plus en phase avec ses aspirations. Si à ce moment là de mon parcours je désire faire avocat mais je ne sais pas encore dans quelle domaine précisément, il vaudra mieux prendre droit pénal qui sera une matière très utile pour la culture juridique et le socle de base pour des études dans l’avocature. Si vous voulez faire financier, ou juriste d’entreprise voire, inspecteur des impôts, ou même avocat d’affaire, dans ce cas là, le choix s’orientera plus vers finances publiques. Si vous ne savez pas du tout ce que vous voudrez faire, alors le choix s’opérera autrement : il vous suffira de choisir la matière qui vous éveille le plus de curiosité et d’intérêt… ou bien, celle qui - selon les rumeurs - est la plus abordable au niveau des notes… Dans le cas ou vous avez le choix entre plusieurs matières (choisissez-en 2 sur 5 par exemple), je vous conseille de prendre droit administratif obligatoirement et droit des obligations également. Ce sont deux matières incontournables, l’une en public et l’autre en privé.
    Ensuite, après avoir effectué votre premier choix, vous aurez en général le choix entre plusieurs matières en rapport avec l’histoire : histoire des institutions, histoire du droit pénal, histoire du droit des obligations, etc. Ou bien entre deux matières (ou plus) « moins juridiques ». Certains auront de la comptabilité, d’autres de la philosophie du droit, d’autres de l’économie, d’autres encore de l’anthropologie. Dans ma fac, le choix suivant s’effectue au niveau de deux matières qui ont trait à l’histoire : il s’agit de choisir entre histoire des institutions modernes et histoire du droit des obligations. Mon choix s’est porté sur la deuxième proposition tout simplement car cela me permettra peut-être de m’appuyer sur l’histoire du droit des obligations en cours de droit des obligations. L’histoire des institutions modernes nous est tout de même assez familière, déjà, après une année de droit constitutionnel. Bien sûr, il y a la possibilité pour les plus curieux - dont je fais partie - de s’échanger les cours pour avoir un œil sur le cours du voisin. Cela fait toujours de la matière en plus à proposer aux correcteurs lors des partiels.
    Enfin, parfois, d’autres matières optionnelles sont au choix. Ce sont souvent des matières plus spécifiques mais moins importantes que le reste : par exemple : droit musulman, vie politique, organisation européenne etc. Ici, ce sont des matières qui n’ont pas tellement d’importance au niveau de l’orientation donc le choix doit vraiment être fait au niveau de vos affinités avec la matière.

    Et finalement, lorsque la L2 sera réussie (espérons ^_^), les choix à faire en L3 seront également compliqués mais s‘effectueront de la même manière. Il s’agira de s’orienter plus ou moins « définitivement » vers une carrière privatiste ou publiciste. Aujourd’hui encore, une grande majorité d’étudiants choisit le privé, cela pour de nombreuses raison. Ainsi, le droit public a peut-être un avenir immédiat légèrement moins sclérosé que le droit privé, c'est ce que l'on entend souvent dire, mais il me semble malgré tout que ce choix reste tout à fait personnel et que si vous avez vraiment une appétence plus grande pour le droit privé ou un objectif de carrière dans le privé, le choix s’orientera plutôt - précisément - vers ce secteur.
    Donc tout cela est à analyser et à penser. Au plus tôt vos ambitions seront révélées à vous-même, au plus il sera facile de prendre position…
    Bon courage à tous et ne vous trompez pas ! Bien qu’en général, les choix en L2 ne sont pas encore décisifs ;-)

Repost 0
Published by les-etudes-de-droit
commenter cet article
7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 01:06

    Le temps semblait sensiblement longuet au début du mois de juin, une fois tous les résultats révélés. On se dit alors que l’année a été bonne ; qu’on a passé la première année ; qu’on entre ainsi, dans quelques 3 mois (et des broutilles), en deuxième année : deuxième année que l’on sait - par diverses ragots sans doute tangibles - qu’elle sera la promotion qui sélectionnera les juristes qui continueront dans le droit pour de vrai cette fois-ci. Mais surtout, on a hâte d’y être, de s’attaquer à de nouvelles matières, d’enrichir sa culture juridique, de retrouver ses ami(e)s de fac.
    Et bien aujourd’hui, ce sentiment à tout de même évolué, mais je m’en doutais et je l’avais fait remarqué dans un de mes articles précédents. En effet, maintenant que j’ai les pieds dans le plat (le mois d’aout défile très vite) et que le rentrée se profile (c’est dans même pas un mois) et quand je me dis que je commence à travailler lundi (jusqu‘au 30)… J’ai comme la sensation que la fin du mois de mai et le mois de juin n’étaient pas si mal. J’ai comme un vague à l’âme qui me traverse quand je repense à mon stage.
    Alors finalement, le temps me semble désormais exigu, obtus, presque oppressant. Peut-être devrais-je me mettre à relire ces formidables auteurs romantiques du XIXème siècle pour mieux comprendre cette fuite du temps. Eux seront peut-être plus enclins à me faire comprendre et sentir ce qui se passe dans ces périodes de spleen

Repost 0
Published by les-etudes-de-droit
commenter cet article
23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 10:58

    Bonjour à tous.


    Le département communication du sénat m'a contacté pour me proposer de passer des annonces qui concerne le recrutement, à l'automne, d'administrateurs et de rédacteurs des débats. Je vous propose donc infra les modalités de recrutement :

Administrateurs : concours de recrutement 2010


Les administrateurs des services du Sénat assurent l’encadrement supérieur de l’administration du Sénat et assistent directement les sénateurs dans l’exercice de leur mandat parlementaire.

Un concours est ouvert pour le recrutement échelonné d’administrateurs du Sénat pour une prise de fonctions à compter du 1er avril 2011.

Calendrier

  • - Date limite de pré-inscription par Internet : 26 septembre 2010
  • - Date limite de retrait des dossiers : 27 septembre 2010
  • - Date limite de dépôt des candidatures : 1er octobre 2010
  • - Prises de fonctions prévues : échelonnées, à partir du 1er avril 2011

Inscriptions

Les candidats doivent se pré-inscrire sur Internet


Les candidats peuvent consulter toutes les informations sur la page Facebook officielle du Sénat.

En savoir plus

Tous les détails concernant ce concours sont consultables sur la page du Sénat (pdf)



Rédacteurs des débats : concours de recrutement 2010


Les rédacteurs des débats sont chargés d’établir le compte rendu intégral des débats des séances publiques du Sénat, mis en ligne dans les 48 heures sur le site Internet du Sénat et publié au Journal officiel des débats.

Un concours est ouvert pour le recrutement échelonné d’administrateurs du Sénat pour une prise de fonctions à compter du 1er mai 2011.

Calendrier

  • - Date limite de pré-inscription par Internet : 2 septembre 2010
  • - Date limite de retrait des dossiers : 3 septembre 2010
  • - Date limite de dépôt des candidatures : 6 septembre 2010
  • - Prises de fonctions prévues : échelonnées, à partir du 1er mai 2011

Inscriptions

Les candidats doivent se pré-inscrire sur Internet

Les candidats peuvent consulter toutes les informations sur la page Facebook officielle du Sénat.

En savoir plus

Tous les détails concernant ce concours sont consultables sur la page du Sénat (pdf)



Administrateurs adjoints : concours de recrutement 2010


Les administrateurs-adjoints peuvent être affectés indifféremment dans les services administratifs ou législatifs qui composent l’administration du Sénat. À ce titre, ils peuvent être amenés à assurer successivement, au cours de leur carrière, des fonctions de nature variée exigeant, selon le cas, des capacités organisationnelles, une aptitude aux tâches de gestion et au maniement des chiffres, une bonne culture juridique ou encore un goût pour la recherche documentaire.

Un concours est ouvert pour le recrutement échelonné d’administrateurs du Sénat pour une prise de fonctions à compter du 1er avril 2011.

Calendrier

  • - Date limite de pré-inscription par Internet : 1er novembre 2010
  • - Date limite de retrait des dossiers : 2 novembre 2010
  • - Date limite de dépôt des candidatures : 5 novembre 2010
  • - Prises de fonctions prévues : échelonnées, à partir du 1er juin 2011

Inscriptions

Les candidats doivent se pré-inscrire sur Internet

Les candidats peuvent consulter toutes les informations sur la page Facebook officielle du Sénat.

En savoir plus

Tous les détails concernant ce concours sont consultables sur la page du Sénat (pdf).

    Bon courage à ceux qui se présenteront !
Repost 0
Published by les-etudes-de-droit
commenter cet article
23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 01:36

    Bonjour à tous,

    Suite au commentaire de "mouah" sur l'article "Une dissertation juridique :O Ça ressemble à quoi au juste ??", j'avais indiqué que je mettrai en ligne une dissertation un peu plus juridique que celle que j’avais proposé en droit public. Ainsi, je vous propose aujourd’hui un commentaire d’article, exercice basique par lequel vous passerez en droit civil au premier semestre au moins. Je vous propose donc ce devoir auquel j’ai eu une note assez correcte (14/20). Bien sûr, la reproduction de ce devoir est expressément interdite. Bonne lecture. Excusez les maladresses et répétitions c’était en milieu de 1er semestre donc au début de mon cursus…

 

Art 16-1-1 du Code Civil : « Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort.     Les restes des personnes décédés, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu a crémation, doivent être traités avec respect, dignité, et décence ».


    « Les questions liées à l’espèce humaine et au corps humains notamment ont longtemps porté à grandes controverses : l’évolution des techniques scientifiques et thérapeutiques y étant pour beaucoup. C’est ainsi qu’en 1994 une première fois, le législateur est intervenu dans le cadre des lois bioéthiques pour déterminer le positionnement du droit au sujet des droits relatifs au corps humain et au respect de ce dernier. Le législateur est intervenu une 2nd fois en 2004 puis en 2008 pour affiner les dispositions de 1994.
Ainsi nous avons aujourd’hui à commenter l’article 16-1-1 qui se trouve dans le titre 1 « Des droits civils » du Livre 1er « Des personnes ». Il fait l’objet de l’une des dispositions du chapitre Ier : « Du respect du corps humain », qui apparaît comme le prolongement de l’article 16-1. L’article 16-1-1 du code civil lui, a été créé par la loi de 2008.
Le problème auquel fut confronté le législateur lors de l’élaboration de cette disposition a été d’affirmer « le respect dû au corps humain après la mort » et de donner des précisions sur le traitement des cendres funéraires.
L’enjeu était primordial car il permettait de combler un flou juridique qui était, avant cette loi, réglementé par des principes généraux du droits et une jurisprudence incertaine.
Le législateur a répondu de manière générique, prévoyant, outre le respect du corps humain après la mort, un traitement respectueux, digne, et décent des restes des personnes décédés, y compris les cendres dont le corps a donné lieu à crémation.
Pour traiter correctement notre article, nous nous intéresserons d’abord à l’imprescriptibilité du respect dû au corps humain (I) puis, à la question de la qualification juridique des cendres funéraires (II).

I] Imprescriptibilité du respect dû au corps humain.

    Le thème du corps humain et tout ce qui s’y rapporte apparaît comme un domaine du droit particulièrement protégé (A). Le corps humain est en principe inviolable, sauf nécessité médicale ou thérapeutique (B).

A) Le corps humain sacralisé par le droit.
    L’article 16-1 affirme : « Chacun a droit au respect de son corps. Le corps humain est inviolable. Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent pas faire l’objet d’un droit patrimonial ». L’article 16-1-1 affirme : « Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort ». Ainsi voit-on dès à présent apparaître les caractères fondamentaux relatifs au corps humain : décence, dignité, respect, inviolabilité, non-patrimonialité des éléments et produits, indisponibilité. Le respect du corps humain ne cesse pas avec le temps, il est immarcescible. Le participe passé « dû » marque l’inhérence du respect que toute personne « doit » avoir à l’égard du corps humain : cela apparaît comme un droit subjectif voire même comme un devoir commun à tous les Hommes.
 
    L’utilisation du terme « chacun » dans l’article 16-1 nous renseigne cette fois-ci sur l’universalité de cette notion. Conséquemment, le respect du corps humain concerne chaque être humain pris individuellement et séparément.
Par ailleurs et encore une fois pour marquer l’attention que le législateur porte au corps humain, sont prévues dans le code pénal des infractions qui concernent directement la violation du corps humain.
    Enfin, on notera que les articles issus des lois bioéthiques sont placés directement dans le code civil et non dans le code de la santé publique ou dans un autre ouvrage réservé au domaine de la médecine. Aujourd’hui, le domaine du corps humain n’est plus réservé aux spécialistes en médecine mais ouvert à l’ordre public (art. 6). Les principes généraux du droits ne sont plus seuls compétents en matière de réglementation du corps humain.

    Le respect dû au corps humain apparaît donc en son caractère « sacré ». Il peut cependant être soumis à la nécessité médicale.

B) L’exception de la nécessité médicale.
    Il en va des cas ou la violation du corps ou l’opération de traitement sans le consentement du patient surpassent la volonté des personnes. Ainsi, la nécessité médicale peut se permettre d’outrepasser des principes du droit. Le corps n’est pas inviolable s’agissant de fins médicales ou de l’intérêt thérapeutique d’autrui. Pour illustrer cela, on peut prendre comme exemple un arrêt rendu par le Tribunal administratif de Nantes. En l’espèce Mme D. demande au tribunal de condamner le contre hospitalier universitaire régional de Nantes car elle estime avoir subi un préjudice du fait de l’autopsie de sa fille pratiquée sur sa fille décédée. Une autopsie a été pratiquée malgré l’opposition de sa mère, la cour répondra que « le prélèvement en vue de connaître les causes du décès, soit l’autopsie, qui peut être pratiquée même en cas d’opposition du défunt ou de la famille ».
Par ailleurs, on notera que le consentement de la personne décédée en ce qui concerne le prélèvement d’organes est présumé d’office par le code de la santé publique. Ainsi, si une personne ne s’y est pas expressément opposée de son vivant, il n’est pas impossible que le prélèvement soit effectué.
Toutefois, que cette violation du corps soit réalisée pour des causes médico-scientifique (connaître la cause du décès), médico-légal (connaître la cause du décès dans une procédure judicaire) ou scientifique pure (uniquement pour faire avancer la recherche), elle doit être effectuée avec respect et dignité, suivant les disposition de l‘article 16-1-1.
    L’affaire Milhaud de 1992 1993 (le 2 juillet) (non respect du corps humain après sa mort) fut un des nombreux cas de jurisprudence qui a permis au législateur de spécifier clairement la position du droit par le biais des lois bioéthiques.

    Nous venons donc d’analyser le caractère imprescriptible du respect dû au corps humain (I), désormais il convient de nous intéresser à la question de la qualification juridique des cendres (II).

II] La question de la qualification juridique des cendres.

    Il demeure un flou juridique s’agissant de la qualification juridique des cendres des personne dont le corps a donné lieu à crémation (A), de même pour leur traitement (B).

A. Flou juridique sur la qualification des cendres funéraires.
    Les cendres peuvent-elles être classées parmi les « éléments » du corps humain ou ses « produits » ? Il est difficile de donner une réponse claire à cette question. Si l’on se réfère à l’article 16-1-1, cela n’est pas expressément précisé. Les cendres ne font pas non plus partie des restes car le texte prévoit : « Les restes des personnes décédés, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu a crémation ». Ainsi les cendres apparaissent distinctes de toute classification de sous-ensemble du corps humain. Les cendres possèdent donc un statut à part, tût par la loi, certainement pour permettre une plus grande souplesse aux juges concernant le sujet.
    Egalement, précisons que le législateur prévoit une même protection pour les personnes inhumées ou les personnes dont le corps a donné lieu a crémation.
Ainsi pourrait-on en déduire que le législateur, par son silence, tend plutôt à considérer les cendres de la même manière que le cadavre. Difficile alors d’apporter une réponse définitive à ces interrogations.
    Outre les cendres elles-mêmes, l’urne cinéraire à proprement parlé a, elle, bénéficié d’une qualification juridique : comme la dépouille mortelle, elle a ainsi été assimilée à un objet d'une copropriété familiale, inviolable et sacrée.

    Des interrogations persistent donc au sujet  de la qualification juridique des cendres ; sur leur traitement également.

B. Le traitement des cendres.
    La loi de 2008 est venu créer ce nouvel article car il n'est pas certain que les règles protectrices du corps des personnes décédées s'appliquent aujourd'hui à leurs cendres.
Au même titre que « les restes des personnes décédées », les cendres font partie des sous-ensemble du corps humain qu’il faut traiter avec respect. La crémation ou l’inhumation du corps sont des techniques tout à fait différente sur la forme, mais ne doivent pas contenir de différences de traitement sur le fond. Le corps, après la mort doit être traité avec respect, décence et dignité : au même titre que le corps, les cendres doivent être traitées de la même manière. Ainsi, la profanation de tombes devrait être punis de la même manière que la profanation des cendres et de l’urne funéraire.
    On remarquera également qu’une loi récente (de 2008) est venue, en même temps donc que cet article 16-1-1, interdire la possibilité à la famille de la personne dont le corps a donné lieu à crémation de garder les cendres à leur domicile. Cela sans doute car les juges se sont aperçus que les cendres funéraires n’étaient pas nécessairement considéré de la même manière que le cadavre. »

Repost 0
Published by les-etudes-de-droit
commenter cet article
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 18:52

    Et voilà qu'en cette chaude après-midi d'été, veille de jour férié s'il en est, mon stage au sein d'un pôle juridique se termine, paisiblement. Je me prenais ce matin à philosopher sur de nombreuses choses à propos du droit, des études, et à propos de mon orientation. En fait cette première expérience professionnelle aura été une chose très clairement positive pour moi, et cela sur à peu près tous les plans (personnel, professionnel, intellectuel...). Je ne saurai conseiller à tous les étudiants en Droit de France et de Navarre de s'essayer à une approche professionnel du métier de juriste(1) quelle qu'elle soit. Si vous avez la chance de pouvoir effectuer un stage, faites-le sans plus attendre. C'est cet aspect si singulier (en université) de la formation d'un étudiant qui doit faire l'objet de toute votre attention en marge de la période scolaire. Et assurément, quoi de plus naturel - dans le cadre d'études qui ont pour finalité originelle de former des futurs professionnels du droit - que de se projeter et de se risquer au concret. Cela permet d'oublier un temps le théorique, les dissertations, les commentaires, les cas pratiques et autres grands concepts pour se concentrer sur des choses plus précises et substantielles. Cela donne par ailleurs une idée plus significative de ce que sont les métiers du droit : avocat, juge, rapporteur public, greffier etc.
    Ce qui m'a le plus étonné finalement, ou en tout cas ce qui doit apparaître comme la chose la plus frappante et la plus révélatrice de la grande faiblesse de la formation universitaire, c’est bien la réaction que j'ai suscité chez les gens que j’ai rencontré lorsque je leur révélais mon niveau d'étude : 1ère année de droit. C'est quelque chose qui m'a beaucoup fait sourire. Combien de fois ai-je entendu durant ces 30 jours : "Ah 1ère année, vous êtes encore en tout début de carrière, mais c'est super que vous veniez si tôt voir comment fonctionne le milieu professionnel". Deux étudiants en Master II qui préparaient respectivement les concours d'avocat et de juge administratif m'ont même confié qu'ils se sont intéressé à la possibilité de faire des stages « seulement » à partir du M1, d'où leur étonnement lorsque je les ai rencontré.

    Mais au final que puis-je retirer de cela ? Cet état de fait est la conséquence de quelle difficulté ? Est-ce le principe de non ingérence pratiqué par les universités de manière plus ou moins résolue ; est-ce la difficulté à trouver un stage sans être un minimum « pistonné » ; est-ce plus simplement l'indifférence des étudiants vis-à-vis des stages ; ou est-ce une politique étatique qui se concentre plus sur ses "grandes écoles" que sur ses universités (toujours une question d'argent) ? Il semblerait que ce soit un méli-mélo de tout cela... Mais peu doit m'(vous)importer au final. Si un étudiant quelconque le veut vraiment, il trouvera une opportunité, et s'il ne la trouve pas en L1, il la trouvera en L2.
    Moi, je ne suis qu'un humble étudiant en droit qui essaye de prévenir et renseigner les futurs jeunes juristes qui voudront se lancer dans des études de droit (très bon choix par ailleurs). Vu l'état du marché du travail aujourd'hui, il faut vraiment faire attention à ne pas se laisser aller à la paresse et la flânerie trop longtemps. Il faut prendre son destin entre ses mains -si je puis dire- et aller là ou l’on veut aller.
    Certains se demanderont peut-être pourquoi je donne ce genre de conseils étant donné que ça pourrait éventuellement jouer en ma défaveur. Je leur répondrai simplement que, outre mon appétence philanthropique intrinsèque (=D), je sais surtout où je vais et où je veux aller. A partir de là, je minimise les chances d'échec et maximise les chances de réussite et ce que feront les autres importe peu tant que je sais ce que je ferai, moi, personnellement.

    Quoiqu'il arrive, quoiqu’il en soit, il faut toujours garder le cap, se renseigner, et se donner les moyens de réussir pour ne rien regretter par la suite et être là ou l’on veut être. Avis aux amateurs –ou dois-je plutôt dire, "professionnels" ? =P-.

 

 

(1) : ici, terme générique coiffant toutes les professions se rapportant au droit.

Repost 0
Published by les-etudes-de-droit
commenter cet article
9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 18:27

    Il est évident que la santé psychologique de tout étudiant qui se respecte est très fréquemment malmenée, secouée voire brutalisée ; celle des étudiants en droit n'y échappe pas. Cela, pour diverses raisons : appréhension des examens, appréhension des résultats desdits examens, orientation indécise ou hésitante, peur de l'échec, peur de ne pas être assez bon... Bref, une kyrielle de choses en somme peuvent entrer en ligne de compte. Et cela peut aussi bien déboucher sur du positif que du négatif.

    Alors qu'avant hier à peine je me surprenais à rêver de droit privé, de LLM et d'école d'avocat, voilà qu'aujourd'hui, après un mois de stage au pôle juridique de la Préfecture du Var et une journée au Tribunal Administratif, le droit public (administratif) et le métier de juge administratif me séduisent prodigieusement. Il n'est pas pour l'instant question de bousculer mes projets d'autant plus que je n'ai pas encore eu l'occasion d'assister à des cours de droit administratif. Mais je me dis qu'il n'est pas absolument impossible que le cursus originel souhaité évolue sensiblement. Tout cela pour dire que beaucoup de choses se jouent, et vont donc se jouer -me concernant- l'année prochaine. La L2 est une année décisive, au même titre que la L3, le M1 et surtout le M2. Futurs étudiants en L1, profitez de votre année ! Les affres et méandres de l'orientation ne vous concernent pas encore tout à fait !!

Repost 0
Published by les-etudes-de-droit
commenter cet article
6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 13:09

    Bonjour à tous,

    Alors que les premières chaleurs se font vigoureusement ressentir à l'orée du littoral varois, et tandis que mon stage est en phase terminale (ma dernière semaine progresse calmement), j'éprouve le besoin de poster un petit article sur mon blog pour rendre compte de son état de marche. Je viens de le souligner, nous sommes en été, il fait chaud et mes activités en dehors de mon stage sont réduites. Le blog est en fait en petit stand-by ces derniers temps et il le restera jusqu'à l'approche de la rentrée prochaine car je ne manquerai pour rien au monde la reprise des cours en L2 et toute l'année de travail  qui m'attend par ailleurs. Une année décisive semble poindre, déjà. Etudiant veinard que je suis, la mairie de ma commune m'a sollicité pour travailler au mois d'aout. Du coups mon séjour prévu dans la nord de la France tombe à l'eau et le temps de l'oisiveté va passer à la vitesse grand V...

    Au niveau de mon cursus universitaire maintenant, je suis péremptoirement décidé à postuler à plusieurs magistères l'année prochaine.


Par la suite, voici le cursus dont j'ose rêver :
- Deug de droit
- Entrée en Magistère
- Licence de droit
- M1 en droit des affaires (fiscal, social, commercial, finances...)
- CRFPA
- M2 DJCE ou Master droit des affaire dans la même veine.
[- Ecole de commerce] : sur ce point je ne sais pas. On peut lire un peu de tout sur le net. Je ne suis pas sûr que ce soit nécessaire, voire bénéfique. J'aurai le temps d'y réfléchir. Il y a aussi la possibilité du MBA ou d'un LLM.
- Ecole d'avocat, CAPA.

 

==> Rechercher une place dans un grand cabinet d'avocat.

 

    L'on se prend à rêver, et pourtant, tout cela est réalisable avec de la motivation et du travail, aussi bien au sein de l'université qu’en dehors. Chers étudiants, fixez vous des objectifs, un dessein, rêvez, et comme il était coutume de le dire il y a de cela 42 ans : « prenez vos désirs pour des réalités » !!

Repost 0
Published by les-etudes-de-droit
commenter cet article
1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 18:45

    Quelle joie emplie le cœur des étudiants la veille de l'affichage des résultats à l'université. A ce moment là, tout est permis : du « je suis sûr que j’ai raté telle épreuve » à « celle-ci, je suis sûr que je l’ai réussie », les étudiants s’adonnent à toutes sortes de spéculations et calculs pléthoriques qui s’avèrent souvent erronés une fois devant le fait accompli. Je fais partie de ces personnes là. Mes résultats étaient affichés sur un grand panneau à l’orée de ma fac ce matin. J’avais obtenu une moyenne plus que correcte au 1er semestre (13.60) et concourrais donc pour une mention : mais laquelle ? J’avais bien sûr en tête la volonté - à peine - cachée d’aller réussir à décrocher la mention Bien, mais je savais pertinemment que ce n’était pas chose facile d’autant plus que j’avais trouvé les épreuves du 2nd semestre plus difficiles que celle du premier, même si il m’eut apparue qu’elles se fussent plutôt bien passées (voir l’article sur ma semaine de partiel en live). Tout se remue ménage n’a pas arrangé ma nuit, n‘a pas ménagé mon cervelet. A vrai dire, j’ai eu beaucoup de mal à dormir, j’étais stressé d’échouer au pied de la mention (que ce soit AB ou B) : j’avais peut d’avoir loupé une matière principale.
    Le jour J, j’étais debout à 8h, j’ai pris le bus à 10h30 et j’avais rendez-vous devant la fac avec des amies vers 11h. Arrivé devant, une amie me dit assez rapidement : « punaise, on s’est gavé, t’inquiètes pas, tu as super géré ». Le stress tombe avant même de voir ma note. J’arrive devant la panneau, le calcul était très rapidement fait, j’avais décroché la mention Bien. Remplis de joie, nous montons alors les marches de la fac pour aller chercher nos relevés de notes : je n’étais pas passé à côté d’une matière principale, bien au contraire.
    Un moment de stress intense donc, notamment dans le bus, lorsque celui-ci commence à approcher dangereusement de l’université. Le souffle court, le cœur lourd : tout ce dérèglement physiologique pour arriver devant un panneau et être satisfait : ma première réaction a été de dire « je me suis mis la pression pour rien » ; pourtant, la libération intérieure - qui émane de notre conscience et de notre corps après la nouvelle - est tellement jouissive qu’il ne faut pas se priver de cette dose d’adrénaline qu’offre le stress.
    A tous les étudiants qui attendent des résultats : stressez ! (pas trop quand même) et bonne réussite ou merde (c‘est selon).

Repost 0
Published by les-etudes-de-droit
commenter cet article
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 23:23

    Le 7 mai, dans mon article « La fin de l'année n'a jamais semblé aussi proche... », j’écrivais que je tenterai l’intérim. Je me suis inscrit le 10 mai dans l’après-midi au sein d’une agence (Proman pour ne pas la citer) et ma « défloration intérimaire » a été effectuée hier dans la journée, et de quelle manière !! Avant de vous raconter la journée (de 8h de boulot avec deux pauses de 10 minutes), comment s’est passée l’inscription : très simplement. Il fallait une photocopie de ma carte d’identité recto verso (ils la font sur place), une photocopie du recto de la carte vitale (de même), un Curriculum Vitae (CV) et un relevé d’identité bancaire (RIB). J’ai également rempli un petit formulaire avec diverses informations sur mon expérience etc. Et l’inscription était faite.
    Une semaine plus tard donc, c’est-à-dire, le 17 mai, je reçois un coups de téléphone vers 15h20 pour aller travailler (et le sens primaire du mot travail a alors pris tout son sens) à 15h30 dans une industrie qui fabrique du pain : autrement dit, un travail à l’usine, une place d’ouvrier quoi… Bon, tout candide que je suis, j’accepte avec assurance ce poste dont je ne savais pas vraiment en quoi il consistait. J’arrive sur place (c’était dans une zone industriel à 10 minutes de chez moi), je dis à un gars que je croise devant le bâtiment que je viens de la part de Proman, il me dit qu’il vient de la part d’EDF… Hum hum, cette maladresse ne me heurte pas d'un poil ; j’ouvre la porte d’entrée, entre en même temps que le monsieur et m’exécute de nouveau : « Je viens de la part de Proman ». Une dame m’accueille, me laisse 1 minute dans la « salle de pause » (une alcôve sans vie a priori ; a posteriori un havre de paix). Elle revient ensuite, me donne un bleu de travail (une blouse blanche) et une charlotte. Elle me demande de la suivre, je passe dans divers salles, tantôt chaudes (four), tantôt très froides (congélateurs) et j’arrive dans une pièce avec des machines qui tournent sans cesse. Elle me laisse avec mon « instructeur », c’est le type qui doit s’occuper de me former -sur le tas. Les machines font un boucan monstre, je n’entends pas tout ce qu’il me dit et opine pourtant à chaque fois du chef, au risque de ne pas faire tout ce qu’il dit. Bon, la tâche n’était pas extrêmement difficile et c’est ainsi rentré assez vite dans mon esprit. Le travail consistait à soulever des plaques en métal pas très lourdes au départ mais qui en fin de journée semblait peser une tonne, la lassitude et la fatigue aidant, je suis rentré au bout d’à peu près 4 heures je dirais, dans un état second, je suis sorti de mon corps et j’effectuais le travail machinalement, sans penser, sans réellement voir ce que je faisais… C’est au bout de la 7ème heure, à une heure de la fin que j’ai commencé à me reprendre, le temps ne m’a jamais paru aussi long. Ce qui était le plus difficile était le fait qu’il était impossible de se laisser aller ne serait-ce que 20 secondes : la machine donnait le rythme et demandait sans cesse de maintenir le cap afin de  ne pas casser la chaine. A 23h, mes nouveau/anciens collègues s’en vont, c’est fini, j’en fais alors de même.
    J’ai passé beaucoup de détails, le but n’était pas tellement de décrire une journée de boulot mais plutôt de souligner l’aspect positif et l’aspect négatif de cette expérience par le truchement de l’agence d’intérim. D’un côté donc, c’est vraiment une aubaine que l’on nous trouve du boulot sans faire de recherches ; de l’autre, il faut être prêt à tout faire, ou presque, si l’on veut avoir la chance de se voir proposer des postes. Bon, cette première expérience d’une journée a été très difficile mais m’a fait relativiser les autres petits boulot que j’avais déjà fait ! Travailler à Mcdo ou faire les vendanges : c’est du gâteau à côté (mais vraiment).

    Que l’on se dise, si l’on veut faire des sous et apprendre ce qu’est le travail (la vie) et par la même, la valeur des sous, c’est une bonne solution. Ce qui n’empêche tout de même pas de chercher d’autres postes, plus intéressants à côté tout au long de l’été… Avec tout cela, c’est impossible de rester sur le carreau cet été =D.
    Voilà bonne chance à tous =).

Repost 0
Published by les-etudes-de-droit
commenter cet article
17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 22:42

    Il en est parfois des choses dans la vie qui échappent à toute forme de détermination, même la plus exacerbée. Ainsi, pour le permis de conduire par exemple, la réussite n’est pas présupposée par le simple fait de connaître sa leçon par cœur (et de l’avoir comprise accessoirement) mais également dépend de contingences extérieures inexorablement nombreuses.
    Etudiants, lorsque vous êtes devant votre feuille d’examen, si vos révisions ont été effectuées sérieusement et que vous êtes plutôt bon élève, il est impossible que vous ayez une défaillance qui ne soit pas liée à votre propre personne : personne ne va venir prendre le micro et chanter pendant que vous rédigerez votre commentaire ; votre stylo ne se cassera pas (au pire vous en avez un de rechange) ; votre feuille ne s’envolera pas (au pire vous en demandez une autre).
    Apprentis conducteurs, lorsque vous êtes collés à votre siège, jambes tremblantes, si vos révisions ont été effectuées sérieusement et que vous êtes plutôt bon conducteur¹, il est tout à fait possible que vous soyez victime des aléas de la chaussée : tout le monde (ou presque) omettra de faire fonctionner son clignotant ; les feu n’hésiteront pas à passer au orange au moment précis où vous les franchirez ; les piétons n’hésiteront pas à traverser n’importe où en dehors des passages piétons.
    D’où cet article, qui est une sorte de coups de gueule général contre les affres de cet examen si singulièrement byzantin qu’est le permis de conduire. D’innombrables question se bousculent à mon esprit quand il s’agit de comprendre pourquoi cet examen se déroule de cette façon, et pourquoi les examinateurs ont autant de mal à le donner. Si un apprenti conducteur quelconque réalise 30h ou 40h et a pour habitude de se montrer plutôt à l’aise au volant (et si cela est validé par le moniteur), quel est l’intérêt d’aller le mettre dans des conditions de stress majeur pour le faire échouer à l’examen ? Pourquoi n‘est-il pas mis en place un système de contrôle continu par exemple… Ce qui m’insupporte par-dessus tout est le fait que les grilles d’évaluations sont trop exigeantes et hasardeuses : ainsi, un bon apprenti conducteur peut passer à la trappe si le trafic est très dense et que les gens font n’importe quoi alors que d’un autre côté, un moins bon peut l’avoir car il a de la chance, ne rencontre que peut de voiture et conduit sur un parcours moins difficile. Cet examen est dénué de toute logique, tout le monde (et les moniteurs eux-mêmes) en est conscient et le reconnait mais jamais il n’a été véritablement question de le reformer².
    Au final, je me dis que j’écris peut-être cela car je fais parti des 40 et quelques pourcents des personnes à l’avoir raté mais il est si cher, si contraignant, si pénible, si rédhibitoire que même ceux qui l’ont eu du 1er coups le portent en aversion… J’ai une date approchante, j’espère l’avoir cette fois-ci pour enfin matérialiser une liberté d’aller et venir plus efficace et pratique que le bus.
    Bonne chance à ceux qui le passent ou devront bientôt le passer. Que la réussite soit avec nous =).

¹ : A l‘échelle de la 30aine d‘heures effectuées bien sûr.
² : La reforme récente du 1er avril en est qu’un vulgaire succédané.

NB : je parle pour l’essentiel du permis en dehors de la conduite accompagnée.

 

    | EDIT  |

    Permis en poche avec un total de 28/30 : voilà un étudiant comblé...

Repost 0
Published by les-etudes-de-droit
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog d'un étudiant en Droit
  • Le blog d'un étudiant en Droit
  • : Pour une conduite active, participative et engageante de ses études de droit à l'université. Soyons acteurs de notre réussite et non témoins de notre déconvenue.
  • Contact

Recherche