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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 12:00

     Voici un petit listing des sites incontournables pour trouver des renseignements ou suivre l’actualité juridique, la liste n’est évidemment pas exhaustive.

La genèse :

http://www.legifrance.gouv.fr/
http://www.dalloz.fr/
http://www.blog.dalloz.fr/
http://www.service-public.fr/
http://www.justice.gouv.fr/
http://www.justice.gouv.fr/recherche-juridictions/consult.php (de quelles juridictions dépendez-vous ?)
http://www.courdecassation.fr/
http://www.assemblee-nationale.fr/
http://www.senat.fr/
http://www.conseil-etat.fr/cde/
http://www.conseil-constitutionnel.fr/
http://www.echr.coe.int/echr/Homepage_FR/
http://www.lexisnexis.fr/
http://www.rb.lexisnexis.fr/actualite/depeches/actualite.html
http://www.legicite.com/actu/

http://www.village-justice.com/


Des blogs de professionnels de la justice :

http://www.maitre-eolas.fr/ (avocat pénaliste parisien)
http://www.maitremo.fr/ (avocat pénaliste lillois
http://www.philippebilger.com/blog/ (avocat général auprès de la CA de Paris)
http://www.prdchroniques.blog.lemonde.fr/ (journaliste politique)
http://www.avocat.blogs.com/ (avocat d'affaire parisien)

Un -le- site étudiant très populaire où trouver de l’aide et des informations :

http://www.juristudiant.com/ (le site)
http://forum.juristudiant.com/ (le forum)
http://crfpa.juristudiant.com/ (partie du site sur le CRFPA avec des annales et informations).

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 17:29

Salut à tous,

    Encore une fois je devrais être en train de travailler mais je pense aux étudiants qui sont en terminale, qui vont passer l’imminent BAC et qui savent ou ne savent pas forcément encore où ils iront ; et par ailleurs aux lycéens voire collégiens qui pensent déjà à leur avenir ou encore aux 1er années de je ne sais quelle section qui penseraient à la réorientation (il n’est pas trop tard !).

    Voici donc 10 bonnes et mauvaises raisons de choisir la Fac de Droit, la liste n’est évidemment pas exhaustive. J’ai cherché l’objectivité en vous proposant 10 affirmations de chaque, à vous de vous en faire une idée =P

10 bonnes raisons :
- Permet une véritable ouverture d'esprit,
- Permet de mieux comprendre et pouvoir analyser le monde qui nous entoure et ce qu'on entend  dans les médias,
- Permet de développer son esprit critique,
- Permet de développer des qualités rédactionnelles (voire oratoires, à terme, suivant le choix du métier),
- Permet d'accroitre ses connaissances générales,
- Permet de s'orienter à des métiers passionnants (avocat, juge etc.)
- Matière généraliste néanmoins qui permet de repiquer sur un peu n'importe quoi après une licence,
- Permet de développer une autonomie, une rigueur de travail,
- Permet de (mieux) comprendre l'histoire de nos institutions,
- Je sèche ;

10 mauvaises raisons :
- La matière ne plaira pas à tout le monde,
- Ça peut sembler rébarbatif parfois,
- Il y a (en tout cas pour les deux premières années) une part de "par cœur",
- Ça peut permettre une ouverture d'esprit ou un formatage d'esprit (des gens qui ne pensent plus que par la matière juridique),
- Peut rebouter les gens qui ne font pas vraiment fan d'écrire et de lire (il me semble qu’il faut être un minimum littéraire pour vraiment accrocher),
- Pour certains : trop d'autonomie tue l'autonomie, il faut s'habituer à travailler tout seul,
- La fac dispense un enseignement uniquement théorique (très dommageable), le passage à la pratique se fait très tard,
- Beaucoup de profession (estimées) par les étudiants recrutent sur concours, les places sont chères (parfois très chères… suivez mon regard => ENM),
- On ne fait pas grand chose dans le droit avec une simple licence de droit (concours ouverts le plus souvent à BAC + 4 minimum),
- Je sèche...

    =)

    NB : excusez moi pour ce titre racoleur qui sous-tend l’idée de l’intégration d’un commandement ou d’une corporation :rolling eyes:

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 00:52

    Les étudiants en Droit, au même titre que tous les étudiants de France et de Navarre sont en proie à de grandes interrogations. Je suis actuellement en première année, et déjà, je me projette, ou plus précisément, je tente de me projeter dans ce que je ferai en Master I puis en Master II puis, plus tard. Une chose est sûre, je veux (et serai :D) avocat. Bien, mais cela ne répond en rien à mes interrogations.

    D'abord, dans un tout premier temps : en quelle année passer le CRFPA : en même temps que le M1 ? en même temps que le M2 ?... ou bien encore après le M2 ? Personnellement, je pense, après avoir récolté nombres d'avis que le mieux est de le passer en M1 : à première vu le programme de certains master sont assez proches de ce que nous demandent les épreuves et en cas de succès, on peut dire que ce sera plus facile pour la suite : soit on fait le M2 concomitamment à l'école, soit on repousse l'entrée à l'école d'un an (ça doit être sympa de se dire, l'année prochaine, je suis sûr de rentrer à l'école « de la robe » =)). Donc réussir le CRFPA en M1 est comme qui dirait "tout bénef". Bien, voici la première spéculation à laquelle je me suis hasardé, elle semble me réjouir en cas de succès, je préfère ne pas envisager l'échec.

    Ensuite, dans un second temps, il s'agit de savoir quelle matière du droit nous plait ou plus justement pourrait nous plaire étant donné que nous ne sommes encore que des jeunes juristes en L1 S2 de province... Comment se faire un avis absolu, péremptoire à tout juste 19 ans sur une future spécialisation ? Je n'ai pas la réponse à cette question et c'est certainement pour cela que je l'écris, sorte d'introspection, je trouverais peut-être des réponses en écrivant =) Ce que je peux dire c’est qu’il y a certaines constantes, certaines choses à savoir, certaines choses également à anticiper. Il est évident qu’un avocat spécialisé dans les affaires doit être bon en langues ; il est clair qu’un avocat spécialisé dans le droit de la famille/des personnes sera moins "courtisé" qu’un pénaliste ; il est patent que certaines spécialisations seront plus porteuses dans 5 ans que ces dernières années… Encore une fois nous allons devoir supputer : il faut réussir à se fixer un objectif en évaluant d’un côté nos appétences pour telle ou telle spécialisation (me concernant, dira-t-on droit des affaires, droit social ou droit pénal bien que je n’en ai encore pas fait), de l’autre les risques de sclérosassions de telle ou telle spécialisation (le droit des affaires n’est-il pas déjà en phase d’être bouché vu le nombre important d’étudiants ayant la volonté de poursuivre dans cette voie ?) : un vrai casse tête en somme.

    Alors, l’idée pour trouver des renseignements est : tourner sur les forums, lire ou poster même mais il est difficile de trouver de l’aide tellement le choix à faire est subjectif et personnelle et tant ce que l’on demande n’est pas de l’aide mais plus réellement du secours…
    Je n’ai donc répondu à aucune question concernant l’orientation d’un jeune étudiant en droit, je pense que la réponse qui est en fait la matérialisation du projet professionnel prendra corps l’année prochaine voire en fin de 3ème année. Il faut commencer à peser le pour et le contre, commencer à réfléchir mais ne pas faire de choix déjà décisif, a moins que votre projet soit déjà tout tracé =).

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 18:07

Salut à tous !

    Aujourd’hui, j’ai décidé, suite à une petite discussion avec un ami de démonter, casser, réprouver certains préjugés et autres présupposés sur le Droit, la fac de droit, certains métiers du droit. Pour se faire, je procéderai sous formes de questions réponses.

    Affirmation n°1 : « De toute façon les juges et les avocats (non exhaustifs), ils connaissent la loi et les codes par cœur… »
    Réprobation n°1 : Ce qui apparaît comme une évidence pour certains (les non juristes) apparaît un tantinet éhonté pour d’autres (les juristes, quelque soit leur niveau). Il existe actuellement près de 70 codes différents, chacun coiffant sa matière respective, certains étant divisés en plusieurs parties (4 codes des impôts). Il y a des milliers d’articles par code (le code du travail est exorbitant). Avec la pratique de la Vème République actuelle, des lois, décrets, ordonnances éclosent quasiment chaque jour. Le système juridique tel que nous l’étudions pendant nos 3, 4, 5 (ou plus) années d’études est, à terme, obsolète pour les deux tiers de la matière étudiée : ce qui signifie qu’environ 60% de la matière est caduque en fin de cursus. Certains trouveront ça bizarre, seulement, il faut bien comprendre que le travail des praticiens n’est pas de connaitre la loi par cœur (l’adage « nul n’est censé ignoré la loi » [Portalis] ne signifie pas que l
on doit connaître l'ensemble des lois par cœur, mais quon ne peut invoquer l'ignorance de la loi pour échapper à celle-ci). Leur travail est un travail de recherche et d’information. Ainsi, un bon avocat est un avocat qui sait chercher et qui est au courant des dernières règles de droits applicables ou non applicables à son cas d’espèce : combien d’entre eux se sont fourvoyés en soulevant une règle de droit ou une jurisprudence surannée… Sachez que le 1er reflexe d’un avocat lorsque vous lui présentez un problème de droit est d’aller chercher des renseignements liminaires sur Google… L’investigation précise se fait par la suite.

    Affirmation n°2 : « Pffff c’est nul la fac de droit, c’est trop rigide il faut tout apprendre par cœur et tout… ».
    Réprobation n°2 : Celle-ci ne me froisse même plus à vrai dire tellement elle est lacunaire et erronée. Les études de droit, où qu’elles puissent se faire n’ont pas pour but, encore une fois, de nous faire apprendre toute la matière juridique par cœur. D’ailleurs, l’on a droit aux codes dans certaines matières aux examens (vous me passerez le droit administratif ^^). Le dessein des études de droit est : de nous apprendre à réfléchir, à analyser ; de nous affranchir de nos préjugés, de notre hétéronomie. Un bon juriste est un juriste qui parvient à analyser rapidement le problème de droit soulevé et qui saura chercher efficacement des solutions concrètes à un problème concret. Les praticiens ne sont pas des machines à apprendre, ils sont des machines à traiter l’information, ils sont des interprètes du vocabulaire courant vers le vocabulaire juridique et réciproquement. En dehors de tout cela, il est indéniable que le travail préalable d’un juriste est - tout de même - d’avoir un maximum d’informations et de matière dans son domaine. Etant donné que le droit embrasse à peu près tous les domaines des activités humaine (sociologie, économie, culture…), il est patent que la 1ère (voire la 2ème) année demandera une part de « mémorisation » mais ce n’est pas pénible ni désagréable pour autant. Pource qu’il s’agit de la rigidité/rigueur, c’est indéniable. Les juristes sont généralement extrêmement rigoureux pour chaque mot, chaque expression…

    Affirmation n°3 : « La fac de droit c’est trop dur, y’a 50% des étudiants qui échouent en première année pfff ».
    Réprobation n°3 : 50% !! Non, cela est beaucoup plus, entre 60 et 75% au grand maximum. Mais de quelle manière peut-on lier « l’échec spéculatif d’hypothétiques études de droit » au « taux approximatif de loupés en 1ère année ». La « démonstration » (si tenté que cela en fusse une) est erronée dans son énoncé même… Ainsi, nous allons essayer d’analyser assez cursivement les raisons de ces échecs substanciels.

    D’abord, le choix d’une fac est dans un certain nombre de cas un choix par défaut (35%). La coutume veut que la fac qui recueil le plus d’indécis soit la fac de droit, c’est comme ça, on ne peut rien y faire.

    Ensuite, si l’on compte le nombre de personnes qui s’inscrivent en fac dans le seul objectif de bénéficier de la bourse, et qui donc, par voie de conséquence, ne vont pas en amphi et conséquemment encore loupent leur première année et redoublent (30%), on se rend compte que l’effectif de base regorge de vacuité.
    Nous avons par ailleurs un certain nombre de personnes qui se sont retrouvées en droit parce que les parents les ont poussés ou parce qu’ils pensaient que cela allait leur plaire mais en fait pas du tout (30%).
    Enfin également, et plus légitimement, nous avons ceux que la matière et les cours intéressent mais qui échouent aux examens soit parce qu’ils n’ont pas le niveau, soit parce qu’ils ont été trop stressés soit parce qu’ils ont eut des sujets malchanceux, non attendu (15%). Et c’est certainement ce dernier pourcentage sur lequel, si vous êtes motivé pour étudier le droit, il faut supputer. Sachez que si vous avez un minimum de capacité, en travaillant (plus ou moins selon les personnes) vous réussirez votre 1ère année à tous les coups, elle n’est pas plus difficile qu’autre chose. [NB : les pourcentages cités supra se chevauchent].

    Affirmation n°4 : « Les avocats, c’est ceux qui défendent les gens quand y’a un crime naa ?? »
    Réprobation n°4 : Les crimes, jugés en cour d’assise, représentent à peu près 5% des affaires judiciaires. La spécialisation pénale aujourd’hui est une spécialisation difficile car il y a peu d’affaires (réjouissons-nous en) et donc peu de place, et beaucoup de pénalistes ont du mal à bien gagner leur vie. Le terme avocat rassemble une multitude de spécialisations : droit de la famille, droit privé/public des affaire, droit fiscal, droit de la consommation, droit administratif, droit médical, droit du travail... Tous les avocats ne plaident pas tous les jours aux tribunaux pour des affaires affreusement horribles. Une majorité s’occupent des contentieux entre entreprises, certains s’occupent des divorces, d’autres des infractions au code de la route… Bref, la profession est très hétérogène.

    C’est tout pour cette fois =)

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 01:39


    Bonsoir à tous, ou bonjour si vous lisez le matin ou l’après-midi =DD   
   
    Une chance ! Je suis d’humeur benoîte ! Et j’ai envie d’écrire =) Et les partiels de second semestre approchent… tout est réuni, je décide donc de publier un article sur « les révisions ».

    Avant de commencer, qu’est-ce qu’on entend par ce terme : « partiels ». Littéralement : c’est « un examen universitaire qui a lieu plusieurs fois par an et qui ne porte que sur une partie du programme ». L’année scolaire de Fac ayant été semestrialisée il y a de cela plusieurs années, nous ne passons désormais plus le fameux examen final en fin d’année (comme son nom l’indique) mais sommes confrontés à deux séries de partiels. Mieux ou moins bien ? A vous de juger, personnellement, je pense que ça a autant d’avantages que d’inconvénients. En tout cas, ça ne permet pas vraiment de se relâcher en milieu d’année puisque précisément le milieu d’année est une période d’examens.

    Assez parlé des examens, il s’agit maintenant de nous intéresser à la préparation de ces examens. Il existe bien évidemment autant de méthodes de préparation qu’il existe d’étudiants : même si la différence est minime, chaque étudiant a ses propres manies, croyances, voire superstitions. Certains préconisent des synthèses sur feuilles blanches, d’autres sur feuilles petits carreaux, d’autres grands carreaux ; d’autres encore considèrent que les synthèses amputent trop le cour et révisent l’intégralité des cours ; enfin, d’autres font des synthèses de synthèses, voire des synthèses de synthèses de synthèses… La question est bien de savoir s’il existe véritablement une méthode qui marche de manière systématique. J’ai peur de ne pas pouvoir répondre. Quel est le but des révisions : quoiqu’il en soit, ce n’est pas une fin en soi, ça se saurait si c’était le cas, il s’agit bien d’un moyen permettant de réussir ses examens. Je vais donc vous proposer quelques solutions pour obvier à l’échec :


    - Premièrement : travailler ses TD et ses cours tout au long de l’année, ne pas s’y prendre au dernier moment, (sic) la veille. Les révisions en seront notablement facilitées,
    - Deuxièmement : faire des synthèses de ses cours, petit à petit tout le long du semestre, mettre en évidence (gras si c’est à l’ordi, stabilo si c’est à la main) les points importants,
    - Troisièmement : pour les matières importantes et qui le demandent, se faire des « fiches de dates » : en droit privé, les arrêts importants ; en histoire, les dates butoirs ; en droit constitutionnel, les dates importantes qui ont marquées les différentes républiques et la Vème notamment…
    - Quatrièmement : ne pas nécessairement essayer de tout apprendre par cœur, travailler sa mémoire, travailler sur des éléments mnémotechniques, essayer de comprendre le fond du cours et retenir les détails importants,
    - Cinquièmement : ne pas hésiter à demander à des amis/famille de vous poser des questions sur vos cours. Même s’ils n’ont pas votre recul sur ce qui est important, certaines questions « singulières » marqueront possiblement votre attention et vous permettront de retenir des choses de moindre importance facilement,
    - Sixièmement : réciter les choses assimilées la journée avant de se coucher, c’est assez utile, ça permet de ne pas se tracasser si l'on a l’esprit altéré par des contingences extérieures au travail,
    - Septièmement : savoir que le moment de la journée où on assimile le mieux est le matin,
    - Huitièmement : ne pas hésiter à se documenter sur des choses qui n’ont pas été étudiées en cours et qui pourraient tomber en partiel, notamment pour les matières principales : regarder la doctrine et en droit privé par exemple : parcourez les arrêts importants que vous n’auriez pas vu en TD.
    - Neuvièmement : ne pas hésiter à prendre des recueils d’annales et résoudre les sujets (essayer de faire votre plan avant de regarder la réponse sous peine de vacuités intellectuelles ^_^)
    - Dixièmement : si tout ce qui a été dit précédemment a été fait, c’est inutile de réviser la veille au soir, et c’est néfaste de réviser le matin même. Ayez confiance, vous êtes fin prêt à en découdre. Regarder ses fiches juste avant l’épreuve perturbe votre cerveau : il va être voilé par ce que vous venez de lire et va se concentrer sur ces quelques infos au détriment du reste.

    Voilà, la liste n’est évidemment pas exhaustive, ce sont des règles assez générales qui peuvent être suivies comme ne pas l’être. Je vous (me) souhaite bonne réussite !!

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 19:00

    Après avoir déterminé et explicité le choix de départ à savoir l’orientation vers la fac de droit, il convient d’expliquer la manière dont les cours fonctionnent. Autant le dire tout de suite, rien à voir avec le lycée, encore moins avec le collège… Cela fera certainement un petit choc (ou grand, c’est selon) à un certain nombre d’étudiants car « savoir travailler en autonomie » est vraiment difficile, même pour les plus chevronnés ! Mais cela ne doit pas vous dissuader pour autant, quelques semaines (mois) d’adaptation et de la volonté suffiront amplement à vous accoutumer, trouver un rythme et une méthode efficace.

    Comme on l’entend souvent dire, les cours magistraux sont, pour la plupart, indigestes (je dis bien « la plupart » car si l’on a la chance de tomber sur un, ou des profs qui sont passionnés, la matière devient rapidement passionnante). De quoi s’agit-il ? D’une vingtaine d’heures de cours par semaine (plus ou moins selon les facs, les périodes et les programmes), mais d’une vingtaine d’heures absolument nécessaires à un travail de mémorisation et d’assimilation régulier et efficace ! Autant le dire tout de suite, ceux qui croient que récupérer les cours en fin de semestre(s) suffit souffrent d’une maladie chronique qu’on appelle la suffisance ou à moindre mesure la paresse et se trompent lourdement. Pourquoi cela ? Car le temps nécessaire perdu à déchiffrer, rattraper, et par-dessous tout comprendre les cours des camarades n’est : premièrement pas du tout agréable ; deuxièmement et subséquemment, un vecteur de découragement ; troisièmement, ne permet pas d’avoir ce que j’appelle de « réminiscences d’amphi » (terme réminiscence ici mélioratif : souvenir de petits détails enfouis au fond de la mémoire qui peuvent faire mouche le jour de l‘examen) ; quatrièmement, un signe de désintérêt total pour ce qu’on étudie (c’est subjectif mais à quoi bon choisir une filière si on ne va pas aux cours ?). Vous êtes donc prévenus, assistez à un maximum « d’amphis » possible, cela ne peut vous être que bénéfique (même si vous n’écrivez pas, écoutez ;-)).

    Les amphis se déroulent assez simplement : on entre un petit peu avant le cours, on s’assoie à côté de nos amis et le prof commence son cour. Les « maîtres de conférence » (prof en amphi) ne portent guère d’attention aux étudiants pendant ces cours (ce qui est normal), à moins que vous posiez une question (possible pendant l’amphi -ça fait plaisir aux prof parfois- ou pendant les pauses). Si vous avez un doute sur un point du cour, n’hésitez pas à aller voir le prof pour qu’il vous explique, plus que d’être une certaine forme de zèle (2nd degré) c’est une bonne façon pour demander éclaircissement(s) sur un point obscur ou simplement demander des renseignements complémentaires.
    Les Amphis durent généralement de 2 à 4h suivant les vicissitudes de la vie étudiante (eh oui) mais habituellement c’est plus 2 que 4. La plupart du temps, ils font une pause de 5-10 minutes au milieu du cours histoire de se restaurer un tantinet (prendre un café quoi XD) et finissent leur monologue 5-10 minutes avant, ou après l’heure mais jamais à l’heure (en tout cas, pas à ma fac).
    Les matières étudiées en première années sont assez générales et théoriques : droit constitutionnel, droit des personnes, de la famille, histoire du droit, introduction au droit, science politique, droit comparé, relations internationales, introductions aux institutions juridiques, administratives, etc. Il y a une matière optionnelle et des matières transversales facultatives (sports, photographie, théâtre…).

    En sus des cours magistraux donnés par les fameux « maitres de conférence », il y a quelques heures de cours dispensées par les « chargés de TD ». Autrement dit des doctorants, ou peut-être des masters 2 (ça je n’en suis pas sûr). Les TD sont également fondamentaux pour réussir ses années de droit. En première année, il y 2 TD pour les 2 matières principales : droit constitutionnel et droit civil ainsi que deux autres TD : un TD de langue (anglais, espagnol, italien) et un TD appelé « PPE » : projet personnel étudiant (recherches documentées et réalisation d’une interview d‘un professionnel du droit).
    Ces TD, en tout cas pour les deux principaux, sont très importants. Bien préparer sa séance est une manière de bien préparer ses examens. Au cours des séances (une fois les deux 1ères -consacrées à la méthode- passées), vous aurez à préparer, en droit public : une dissertation ou un commentaire ; en droit privé : un commentaire d’article (disparaitront progressivement au cours de l’année), un commentaire d’arrêt (ceux-ci vous suivront jusqu’en master, voire plus) ou un cas pratique (consultation juridique). Chaque semaine donc, deux devoirs à préparer. Les « plaquettes de TD » sont les documents qui vous aideront à préparer votre sujet : elles sont souvent très bien documentées (parfois trop ^_^). Les cours de TD se déroulent de la même manière qu’un cours de lycée : une heure et demi de débat ou de « grattage » suivant les séances. N’hésitez pas à prendre la parole, en général, la participation orale est notée.

    Voilà, donc rien de bien méchant, il suffit de s’habituer à une nouvelle façon de travailler !

    Bonne chance à vous =)
   
   

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 23:24

Bonjour à tous les gens qui daigneront passer sur ce blog =) Ça me fait plaisir.

    Premier article et non des moindres, pourquoi choisir d'étudier cette chose originale, singulière, bizarre même qu'est "le droit". Le droit, c'est plutôt vague comme notion. On a bien une idée de ce que ça peut être : des juges, des avocats qui fustigent des juges (moé), des grands tribunaux avec pleins de gens pour assister aux audiences publiques (une série américaine ? Loin de moi cette idée ^_^)... Ou encore, des lois -oui en effet-, une constitution -impossible à définir intelligiblement tant qu’on a pas fait un minimum de droit public-, un président (celui qui préside, mais qui préside qui et quoi au juste ?), des ministres (à quoi servent-ils ?)… bref, une vraie litanie et finalement, le droit, on sait pas réellement et précisément ce que c’est.

    De manière plus générique, le droit, c’est plutôt le noyau sacré sur lequel repose toute une société donnée. Le droit est régi à son plus au point par la constitution (norme suprême) et par des contingences communautaires (sans entrer dans les détails). Si l’on étudie donc une civilisation (société, économie, culture…) quelconque, on ne pourra pas l’examiner exhaustivement (et si tenté que ce soit possible) sans passer par l’étude de ses droits, de ses coutumes juridiques… la réciproque est aussi juste.

    Le droit, c’est donc une matière fondamentale, extrêmement vaste, dense, technique et complexe… Tout pour plaire… =P

    Alors pourquoi de se lancer dans l’étude d’une matière si nébuleuse ?

    Et bien vous ne savez pas ? Moi qui pensais que la réponse tombait sous le sens !! Eh bien il semble que non et ceci est normal. A moins que cela soit une vocation (vouloir faire avocat ou juge depuis tout petit, intéressant à analyser psychanalytiquement d’ailleurs XD), il n’y a pas de réponse : la curiosité ? Le sens de l’aventure ? du challenge (ça reste la fac !) ou peut-être, par dépit (ça reste la fac !).

    Le choix de la fac déjà est un choix assez courageux (excusez mon chauvinisme) : c’est littéralement et structurellement l’extrême opposé de tout ce qui se passe en BTS, DUT, IUT, Prépas. Le choix de la fac de Droit l’est d’autant plus (entre 20 et 40% de réussite en 1er année ; mieux que médecine vous me direz). Cependant, il y a des avantages et des avantages non négligeables : 1er année de Droit signifie une mise à niveau expresse de tous les élèves qui sortent du lycée. J’entends par là le fait que le droit est une matière qui n’est pas enseignée au lycée (mettez de côté certains BAC technologiques). Donc à moins d’être autodidacte et d’avoir anticipé ses études supérieures, on est tous au même niveau. La seule chose qui varie c’est évidemment le niveau d’expression (orthographe, syntaxe) et la capacité à raisonner logiquement (caractéristique des S logiquement). Ensuite, vous noterez que la fac de droit a un quasi monopole en ce qui concerne le domaine du droit : c’est la formation unique pour devenir huissier, greffier, juge, avocat… Il y a bien un petit pourcentage de « Sciences Pô » mais pour la grande majorité, c’est LA (votre) fac de Droit qui forme nos praticiens. Nous sommes donc en concurrence avec les autres facs et non avec des BTS, DUT, Prépas, école supérieures etc. (en tout cas jusqu’à la licence -tronc commun-, car par la suite, il existe des écoles ou formations transversales). Par ailleurs, il est intéressant de remarquer et soulever que la fac a ce petit côté universalisant que les autres factions n’ont pas nécessairement : le prix vraiment faible et accessible (surtout quand on a moins de 20 ans) à presque tout le monde ; de même, elle ne trie pas les étudiants et laisse sa chance à tout le monde. Enfin, on notera le fait que la liberté qui nous est donné à la fac nous permet une émancipation intellectuelle d’autant plus passionnée, autonome et spontanée : les profs ne sont pas derrière vous ! Très loin de là !! On est libre de suivre l’actualité (juridique ou pas), de lire : la philosophie, la sociologie, la littérature, l’anthropologie, la psychanalyse, voire la théologie… sont des matières elles aussi importantes pour réussir à acquérir un esprit critique et emmagasiner un maximum de culture générale afin de se démarquer et à terme réussir ses concours.

    La fac de droit c’est donc un choix judicieux si l’on porte un minimum de curiosité à la matière : pour certains, elle sera l’objet d’une réorientation catégorique ; pour d’autres elle sera le moyen de décrocher un bout de papier en fin de cycle ; pour d’autres enfin, (moi par exemple =D et ceux qui liront ce blog ?) elle sera l’objet d’une véritable révélation intellectuelle.

 

    Cordialement =)

 

 

 

    NB : comme tout être humain je suis faillible et il est possible et probable même que certaines informations ne soient rigoureusement juste. Dans ce cas, n'hésitez pas à le faire remarquer dans les commentaires ou par mail, je m'empresserai de les modifier. Ce que je dis est "ce que je pense" et non ce que "vous devez penser".

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