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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 12:02

Après 5 ans de droit, 2 Master II, un double cursus, 2 Master spécialisés, 3 LLM…, vous arrivez enfin en phase finale dite « stage final obligatoire ». Tout le monde l’attendait, à tel point que trouver un stage en janvier est une gageure à moins de s’y prendre un an à l’avance (pensez-y), en tout cas pour les grosses structures.

Bref tout le monde l’attend et tout le monde le craint un petit peu aussi, en tout cas, on appréhende un peu ses débuts au sein de ce nouvel environnement de travail.

La plupart du temps, ça se passe plutôt bien. Les chiffres indiquent qu’environ 30% des élèves avocat sont recrutés à l’issue du stage final, ce qui est plutôt pas mal. Les autres trouvent assez rapidement ; certains changent complètement de chemin et ne veulent plus du tout travailler dans le droit ; certains choisissent de devenir juristes d’entreprises ; finalement, très peu restent sur le carreau après 4 mois (ca arrive quand même, donc il faut rester vigilent).

En tout cas, à partir de ce moment là, on commence à se poser les vraies questions, et à sentir qu’on y est vraiment. On se demande quelle spé nous attire le plus concrètement et quelle manière d’exercer nous convient le plus. On sait par ouï-dire (car tout le monde se connaît dans ce milieu) quel département de quel cabinet a des horaires fous ou plus raisonnables, quel cabinet a une ambiance délétère ou au contraire une très bonne ambiance. Quel cabinet embauche en CDI éventuellement (les big 4 notamment), on connaît les rétrocessions. On sait si le cabinet a des associés tyranniques, s’il est en réorganisation, si une équipe a quitté le navire pour une raison ou une autre. Les infos circulent pas mal, et encore plus facilement aujourd’hui.

Je ne suis pas certain que les cabinets savent a quel point on est briffés sur l’équipe, l’ambiance et la rem quand on arrive en entretien…

Bref, nous voilà au bord du guet, déjà prêt à nous lancer dans notre première collaboration. Personnellement, ce que je regarde le plus, c’est l’ambiance et les horaires et ensuite la rémunération. Un critère fondamental est également le cœur de l’activité, au sein du département visé, à proprement parler.

Dans quelques mois, nous prêterons serment et on sera même enfin apte à ramener des clients perso, si tant est qu’on trouve le temps de s’en occuper et d'en avoir…

Bon courage à tous, dans les fac, les écoles d’avocats ou de commerce, les expatriés en LLM ou les jeunes collaborateurs !

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 11:12

J’ai déjà lu plusieurs articles ou commentaires sur différents forums à ce sujet. C’est assez marrant de constater que mon constat sera in fine le même que l’ensemble des retours assez négatifs que j’ai lu.

J’aurais adoré pouvoir donner une opinion divergente, malheureusement rien n’y a fait.

Je parle de l’EFB, mais je présume que le constat est le même pour la majorité, voire, la totalité des écoles dispatchées à travers la France. Pour une fois, pas d’exception parisienne. Le seul avantage sur Paris c’est de pouvoir choisir un parcours « à la carte », c’est certainement également pourquoi il est si dur de proposer un enseignement cohérent.

Le « problème » vient en fait peut être tout simplement que la distinction avocat conseil | avocat contentieux est complètement niée (ou presque) au sein de l’école même. On ne veut pas trop mettre en avant l’aspect conseil : l’avocat est avant tout celui qui ira plaider dans les prétoires. Toutefois, une bonne partie des étudiants s'est orientée en conseil dans une matière non ou peu contentieuse… Ce qui les laisse perplexe lorsque cesdits élèves doivent rendre des écritures en droit pénal, ou se lever à 6h (plus ou moins selon le temps de transport) pour se trouver à 8h dans l’auditorium pour assister à un séminaire sur le fonctionnement de la GAV. J’en fais partie… Je ne prétends surtout pas que c’est inintéressant, je dirais même le contraire : les problèmatiques de droit pénal sont toujours dignes d'intérêt. Cependant dans le cadre de la formation professionnelle des avocats, il faut proposer aux éleves-avocats des séminaires qui leur serviront dans le cadre professionnel. Force est de constater qu’il est difficile de contenter tout le monde.

Un petit rappelle du fonctionnement du cursus EFB :

Comme partout, le tout se déroule sur 18 mois déclinés selon le désormais célèbre triptyque cours / PPI / stage final. Ici toutefois l’ordre peut être choisi à la carte (même le stage final, si on a de bonnes raisons et qu’on harcèle l’administration, peut être déplacé).

J’ai déjà détaillé tout cela dans un post précédent donc je vais plutôt focuser ici sur les cours. La période de cours dure plus ou moins longtemps selon que vous êtes en alternance ou non. Si vous êtes à temps plein, c’est du 9h 18h (ou plus) tous les jours… ce qui peut être assez lourd. Si vous êtes en alternance c’est généralement du 9h 13h, plus ou moins selon les jours également.

Une bonne partie des cours dispensés sont des cours à haute teneur théorique ou qui n’ont pas d’intérêt direct dans votre spécialisation.

Les cours sont bien entendu obligatoires, vous serez contrôlés par voie de badgage à l’entrée des amphis à l’EFB et par voie de feuille de présence ou d'appel dans les salles de cours. Le quotas d’absences a changé dans notre promo entre ceux qui avaient cours le premier semestre et ceux qui avaient cours le 2nd semestre. Au départ (1er semestre) ils avaient droit à 12 absences non justifiées + 5 absences pour raisons professionnelles (justification faite par mail sur simple demande à l’administration : c’est flexible) + 5 pour raisons personnelles (passage de permis de conduire, etc.). Pour le second semestre, nous nous sommes vus sucrer les 5 absences pour raison personnelle… certainement à cause des abus du premier semestre (que je comprends aisément). De même les retards autorisés étaient de 30min au premier semestre, ils sont passés à 15min au second. Pour les futures promos, attendez vous à ce qu’ils resserrent malheureusement encore les boulons. C’est vrai que les badges tournent énormément entre tous les étudiants (confraternité oblige) et nous n’avons pas vraiment subis de flicage au second semestre devant les amphis… Du coup, au total, même si l’intérêt des cours est réduit, cette relative flexibilité dans les absences permet d’être plus présent au cabinet pour les alternants ou de se reposer quand les réveils commencent à devenir chiants.

Pendant la période de cours, vous participerez également à certaines options choisies lors de l’inscription qui sont censées être plus en phase avec votre champ de spécialisation : droit social, date room, etc. Cependant, c’est ici l’organisation qui se révèle être assez bancale. En data Rrom par exemple, le module dure sur 3 jours : vous êtes briffé 1h le matin du premier jour sur l’opération projetée puis vous êtes censés auditer un certain nombre de documents : vous allez donc en salle avec votre groupe et là c’est donc aux élèves de se prendre en main toute la journée pour faire leur travail. J’ai oublié de préciser que ce n’est pas noté ni surveillé au niveau des absences : autant vous dire qu’une fois la feuille d’émargement signée, il n’y avait plus grand monde dans les salles de cours…

Vous devrez également passer par les épreuves de « foisonnement » tant redoutées : 6 jeux d’écritures à rendre en TGI, Référé, Cour d’appel, Administratif, Commercial, Pénal : assignations et conclusions en réponse selon votre série. Au total 6 écritures en 2 semaines à peu près. Les délais sont franchement brefs d’autant plus quand on vous met cette semaine précisément cours le samedi (le seul samedi sur les 4 mois de cours), et que vous avez par ailleurs des TD de déontologie à rendre la même semaine… Bref, rien n’est vraiment fait pour vous aider. L’exercice est plutôt intéressant mais devient vite rébarbative d’autant que certains dossiers sont franchement vides. Après envoi des écritures, vous devrez plaider les dossiers.

Globalement donc, l’enseignent est assez décevant. Rares sont les cours qui retiennent votre attention. Le positionnement est compliqué en tout état de cause pour l’administration qui essaye de composer avec l’ensemble des spés réunies dans les mêmes amphis ; force est de constater que cette formule ne fonctionne pas vraiment. C’est pourquoi être en alternance est une bonne formule pour compléter la formation même si c’est un peu compliqué au niveau du rythme parfois et que ce n’est pas idéal pour les cabinets.

Enfin, nous étions assez étonnés d’apprendre que nous passions, en décembre, les examens à Disney Lognes (wtf?) alors que le nouveau bâtiment EFB a été construit l’année passée…

Bon… c’est pas si mal quand même, les locaux sont plutôt pas mal, vous rencontrez d’autres étudiants d’horizons divers et il y a parfois des soirées organisées par les assos... Il faut y passer et prendre ça comme ça vient : la période est quand même assez ramassée ; ca passe assez vite.

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 09:59

Quand vous vous réveillez un jour en vous disant : « c’est tranché, j’ai décidé : je veux faire un LL.M », vous n'envisagez que de façon très vénielle ce que cela implique au concret. Bien sûr, le processus de réflexion est un peu plus complexe qu’une simple nuit de circonspection. Pour la plupart des étudiants, moi y compris, c’est le résultat d’un cheminement assez sinueux et pas toujours complètement rectiligne. Souvent, l’hésitation se joue entre LL.M donc, école de commerce (généralement un MS) ou un autre Master II de Droit plus prestigieux -éventuellement- que le sien. Les questions fusent : aux anciens, aux professeurs, aux professionnels ; on s’auto-persuade que telle formation est mieux, académiquement, mieux vue sur le CV, plus riche sur ce point bien que moins intéressant sur celui-là. La lutte intérieure est incessante. Personnellement, je me suis quand même pas mal posé la question, jusqu’à remplir un dossier de candidature pour un MS que je n’aurai finalement pas envoyé.

 

Mon choix s’est finalement porté pour un LL.M (sur le continent asiatique).

 

Les avantages qui prédominent et plaident en la faveur de ce choix sont relativement nombreux et pèsent assez lourds. En définitive, je dois le dire, les arguments que je vais citer sont plus une question de point de vue que d’affinité objective (chacun devant trouver sa voie) mais c’est sans doute intéressant de lire une vision d’un autre étudiant qui a déjà fait ce choix.

 

Partir en LL.M permet donc, grossièrement dit, de découvrir le monde. C’est peut-être un peu prétentieux voire angelot écrit comme ça mais, quand même, ça aide à s’internationaliser, à internationaliser son esprit et considérablement augmenter ses perspectives et reconsidérer ses attentes. L’attrait numéro 1 du départ à l’étranger pour une longue période est sans doute l’immersion dans une culture (plus ou moins selon votre choix) différente de la notre. Comment vous réagirez quand vous aurez un travail en groupe à faire et que les chinois (ou autre) avec qui vous travaillerez ne sembleront pas en phase du tout avec ce que vous considérerez être la façon de traiter une problématique ? Ben ça, en fait, avant de partir sur place, vous ne savez pas vraiment. On a eu l’occasion de faire d’innombrables travaux de groupe durant nos années de fac mais c’était le plus souvent avec des français, amis, sur des sujets de droit français, en français, dans l’université dans laquelle on a passé 1, 2, 3 ou 5 ans. Pas très exotique tout ça, pas propice à l’élargissement d’horizons. Il faut passer par là c’est évident, mais à un moment, ça fait du bien de s’extraire du moule, et de s’introduire dans un autre moule. C’est un peu « gouter la différence », et vous verrez parfois les confrontations sont assez étonnantes (que ce soit avec des asiat, des américains ou des européens... tout le monde observe le monde à l’aune de son prisme national : du coup, discuter de tout et de rien prend une autre dimension). Culturellement donc, c’est un plus sidéral que le LL.M offre par rapport à tout autre diplôme en France. Et ne pensez pas que ce soit un atout résiduel ; c’est important car un avocat, d’affaire au demeurant, est définitivement condamné à travailler avec des nationalités différentes et traiter avec un indien, un chinois ou un allemand, c’est pas exactement le même process. Par conséquent, de ce point de vue là, +100 pour le LL.M, d’autant plus si vous quittez la sacro-sainte Europe, vielle, criblée de dettes, un peu sclérosée et trainant un certain nombre de boulets (France, Grèce, etc.).

Bon, du coup, le corollaire c’est les gros progrès que vous faites en anglais (à moins que vous ne soyez d'ores et déjà bilingue) que ce soit écrit ou oral. Bien sûr il faut se forcer à éviter de trainer sans cesse avec ses coreligionnaires, c’est sympa de temps en temps mais le but est quand même de parler anglais (voire d’autres langues si vous le désirez) et d’oublier le français pour un temps. En revenant après un an, vous avez une légitimation de votre « anglais courant » sur le CV. Et pour le coup c’est vraiment vrai… Au moins, vous avez plus peur, voire, vous attendrez qu’on vous parle en anglais à l’entretien pour montrer vos nouveaux skills et votre nouvel accent (qui en fait, ne s’améliore que si vous faites un vrai effort sur lui) texan. Attention cependant, on ne devient pas « properly bilingual » en 1 an… Je pense que ça prend plusieurs années d’immersion.

 

Autre avantage concurrentiel du LL.M : vous tester vous-même ! Vous vouliez depuis toujours partir et vous installer à l’étranger… seulement, qu’on se le dire, ce n’est qu’une fois être vraiment parti et qu’une fois avoir passé un grosse période loin de ses proches et de ses habitudes qu’on se rend compte si on est fait pour vivre à l’étranger sur le long terme. Croyez-le ou non, ce n’est pas si évident. Et tout le monde n’est pas fait pour demeurer loin de son pays. Cela dépendra évidemment aussi du niveau d’expatriation. Aller à Londres (6h30 en train de Marseille) ce n’est pas comme aller à Beijing ou Delhi vous l’aurez compris. Personnellement, une année (voire deux) à 10,000km de Paris me conviendrait, pas plus longtemps.

 

Encore un autre élément : vous devenez dégourdi car vous allez faire face à des problèmes inattendus (signer un bail en anglais sous-titré chinois, ouvrir une ligne de téléphone, aller chez le médecin dans un pays ou vous n’avez qu’une idée très vague de comment se passe une consultation, régler des problèmes de dégât des eaux, gérer un budget pour de vrai…), démultipliés encore si vous décidez de voyager pendant votre LL.M (c’est un peu consubstantiel, disons le clairement, et ça fait partie de l’aventure). Vous relativiserai ensuite vos problèmes pour vous faire rembourser une boite de doliprane sans ordonnance en France.

 

Au surplus, mine de rien, après votre Master II et avant le début de votre vie professionnelle en tant qu’avocat ou juriste, ça fait une belle pause. Je pense que s’offrir une telle expérience après 5 ans de dur labeur est mérité. Ca permet de se recentrer, bien circonscrire ce qu’on attend du futur et permet de capturer un nombre assez élevé de souvenir avant de sombrer dans le stress du boulot conduisant au burn-out et parfois au suicide. On pourra tempérer ça en se rappelant nos souvenirs, loin de la France, quelques mois, années en arrière… Ok, c’est un peu bucolique mais pour ceux qui veulent devenir avocat dans des gros cab parisiens, après ça, la liberté et la tranquillité, c’est fini…

 

Je finirai par rajouter que c’est un atout considérable sur le CV. Sur l’ensemble de mes entretiens pour mes stages qui suivent presque directement mon LL.M, ce LL.M a été l’un des facteurs clé du recrutement.

 

Bon bien sur tout n’est pas complètement tout rose, ça serait trop beau et ce format LL.M n’est pas fait pour tout le monde. D’abord, c’est franchement cher. Trop cher je ne sais pas mais nous, étant habitués à nos universités, on se dit que c’est véritablement abusé. Je le pense aussi, les moyens sont plus importants mais ça ne justifie que moyennement un prix si élevé… Le rythme de cours n’est pas forcement super adapté aux purs et durs bosseurs qui veulent bâfrer du droit. C’est très tranquille et le minimum suffit pour revenir en France avec un beau diplôme. Au surplus, vous ne deviendrez pas des docteur ès Common-Law après 9 mois de cours, c’est évident mais c’est important de le souligner. Enfin, le droit s’exporte mal, il est difficile de trouver des places en Magic Circle à l’étranger (c’est possible mais quand même assez compliqué). Face à des diplômés locaux on ne fait pas le poids.

 

Bon ces désavantages sont toutefois à relativiser. Puisque le prix d’un MS est de toute façon également dithyrambique, et que le contenu de l’enseignement emporte finalement moins que le nom ou la destination du diplôme…

 

In fine donc, le choix reste bien évidemment très subjectif (pléonasme) et c’est avant tout vos attentes qui doivent s’exprimer (lapalissade).

 

Bonne reflexion.

 

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 16:38

Bonjour à tous,

Jusqu'à présent toujours étudiant en droit, et ce, jusque (disons) septembre 2016, je reste assez attentif aux statistiques de visites du blog malgré une propension à poster désormais un peu réduite. Je constate depuis quelques mois une baisse de la fréquentation ; cela étant, à mon sens, principalement dû à un manque de mises à jour.

Du coup, il serait je pense opportun et intéressant de laisser la parole à d’autres étudiants (de master ou licence) !

Vous êtes étudiants en droit et voulez prendre la parole sur un sujet particulier en rapport avec votre diplôme, l’orientation en générale, les entretiens de master ou pour un stage, des infos sur des formations particulières (écoles de commerce en complément du cursus droit ou science politique ou IAE et j’en passe) ?

Contactez-moi via la rubrique contact (http://les-etudes-de-droit.over-blog.com/contact), faites-moi vos propositions et je les posterai à votre nom (ou anonyme si vous préférez).

A bientôt.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 11:58

L’entretien…

C’est toujours assez stressant de se présenter à un/des recruteurs et sans doute le rapport le moins équilibré professionnellement : d’un coté, un étudiant anxieux au sourire crispé, de l’autre, une troupe de professionnels pressée prête à scruter les moindres faits et gestes de l’étudiant. Alors c’est sûr, c’est une épreuve, mais si vous êtes bien préparés, il y a des chances pour que ça se passe bien.

Personnellement, entre alternances et stages, j’en ai passé pas mal. Ce que je peux dire, avec le recul aujourd’hui, c’est qu'avec toute l’expérience du monde, c’est toujours une épreuve, et c‘est toujours assez hasardeux. C’est un peu comme quand vous passez le permis, le moindre faux pas et le recrutement est compromis. En même temps, on ne peut se contenter de seulement éviter les éventuels pièges ou questions déstabilisantes, il faut vraiment se démarquer des autres.

1ère chose, évidemment connaître l’entreprise. Pour ça, une visite sur leur site, et une recherche Google dans la rubrique actualité avec le nom de l’entreprise. Enregistrez les informations clés et ressortez-les au besoin le jour J (sans fayoter de trop).

2e chose, connaître la/les personnes qui vont vous recevoir. Ca permet de connaître leur parcours, éventuellement d’insister sur ou de feindre des intérêts communs, et savoir d’où ils viennent globalement.

3e chose, savoir dans quoi vous vous embarquez. Si vous postulez pour un poste en Corporate, on ne vous posera pas de question sur la dernière jurisprudence en date mais peut être vous demandera-t-on globalement comment se passe une IPO, ou comment se déroule grossomodo une opération en M&A. Il faut pouvoir répondre à ces questions si on vous les pose, même si vous n’avez pas encore fait de stage dans ce secteur, documentez-vous.

4e chose, savoir pourquoi vous avez choisi cette spécialité. Fiscalité, droit social ? Pourquoi ? Evitez les poncifs je pense que ce n'est guerre convaincant. Cependant, vous pouvez rester honnête : en fiscalité, il est bien naturel de vouloir aider des personnes à échapper à des taxations qui, elles, échappent l’entendement ; etc.

5e chose, illustrez vos expériences. Même si le stage précèdent n’avait pas de rapport, il y a assurément un aspect qui pourra vous être utile dans ce prochain stage : vous avez fait du contentieux et vous postulez en conseil ? Vous avez communiqué avec les parties, vous savez rédiger des actes contentieux, vous avez fait de la recherche juridique… Vous étiez en entreprise et vous postulez en cabinet ? Vous avez fait de la pédagogie avec des non-juristes de formation, vous avez travaillé avec des services non-juridiques, vous savez comment fonctionne la vie d’une entreprise ; etc.

6e chose, posez des questions. Pas seulement à la toute fin mais si possible tout au long de l’entretien (enfin, dès que vous en avez la possibilité) : où en est l’activité du cabinet, secteur prépondérant, manière de travailler ; etc.

7e chose, l’anglais. C’est parfois une interrogation en entretien. Peut-être avez vous mis "anglais courant" mais vous n’êtes pas sûr que vous avez le niveau… Là, pareil, ça se prépare. Vous pouvez préparer une courte présentation au cas où, et, éventuellement, anticiper une ou deux questions en rapport avec votre CV (ça peut être pourquoi telle activité, tel voyage, tel sport, etc.).

8e chose, clarté. Essayez d’être le plus clair possible dans vos réponses. Il faut éviter de bafouiller ou de répondre de telle sorte que votre interlocuteur ne vous comprenne pas. Pour éviter ça, une bonne présentation bien préparée et bien dite désamorcera déjà votre stress du début et vous permettra, par la suite, d’apparaître plus apaisé (mais toujours très enthousiaste) au cours de l’entretien.

9e chose, remerciements. Remerciez par mail les personnes qui vont ont accordé l’entretien le lendemain.

10e chose. On ne connaît jamais l’issue mais on a bien une idée globale sur l’entretien. Personnellement j’ai eu toutes les configurations (entretien bien sans plus - issue favorable ; un entretien très bien - issue défavorable ; un entretien très bien - issue favorable ; un entretien bien sans plus - issue défavorable) donc je ne me fie pas complètement à mon instinct mais disons que si l’entretien dure longtemps, qu’ils vous parlent longtemps de l’entreprise (en essayant de vous convaincre que le poste est super), que vous échangez des familiarités (raisonnablement) et qu’on vous présente à l’équipe (dans un second temps) c’est quand même bon signe…

Bon courage!

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:09

Le cursus EFB peut être décliné selon vos obligations personnelles, professionnelles ; exigences de stage, de départs à l’étranger et j’en passe... La flexibilité du système fait que son administration s’avère à tout le moins compliquée… et malgré une vraie volonté de l’administration d’arranger le plus grand nombre, tout le monde n’obtient pas nécessairement ce qu’il veut (les changements de séries tardifs sont accordés mais ce n’est pas automatique).

 

En tout état de cause, il est tout à fait possible de choisir, pour la période de cours, un rythme d’alternance. Plusieurs séries permettent d’alterner (deux en S1 et deux en S2). Concrètement, il est dommage que l’école n’insiste pas plus sur ce types de cursus qui sont, je pense, très intéressant à l’amorce du stage final. Non seulement vous êtes rémunérés (Paris est une des villes les plus chères du monde), mais vous gagnez également de l’expérience et vous renforcez votre dossier dans la recherche de stage final et de collaboration.

Logiquement, vous devriez arriver à la fin de votre cursus avec 1 an et demi à deux ans d’expérience si vous choisissez l’alternance à l’EFB. Inutile de dire qu’en entretien c’est un bon argument à faire valoir pour pouvoir se donner les meilleures chances d’avoir le cabinet qu’on vise, et par ailleurs, vous pourrez potentiellement négocier votre salaire a la hausse. Tout bénéf donc.

 

Dans l’idée l’alternance est donc un bon compromis.

 

Cependant, les cabinets ne sont pas forcément friands de ce type de rythme eux non plus. Cours le matin et cabinet l’après-midi… En cas d’urgence, le client n’attendra pas que vous finissiez les cours pour voir son dossier traité.

 

Les recherches peuvent donc être laborieuses…

 

C’est pourquoi il faut prioritairement viser les grosses structures. Les gros cabinets peuvent se permettre de faire tourner leurs effectifs avec des étudiants EFB en alternance. Si votre profil est intéressant ils pourront faire l’effort de vous former même avec un rythme un peu décousu.

 

Parmi les cabinets qui sont susceptibles de recruter en alternance pour les cursus EFB, notamment :

 

- Olswang

- Bctg

- Cabinet Delvolvé, Poniatowski & Suay Associés A.A.R.P.I.

- Flichy Grangé Avocats

- THEIMER & AVOCATS

- Généralement le Magic Circle/Silver Circle

- Les gros cabinets americains (Backer....).

 

N’hésitez pas, par ailleurs, à postuler pour des offres postées pour un temps plein. Tant qu’il n’est pas préciser « pas de rythme alternance » ça ne coute rien d’essayer.

 

Par ailleurs, adaptez éventuellement votre planning à la conjoncture. On sait bien qu’en janvier les cabinets ont de nombreuses demandes car la période correspond au stage final et donc la concurrence et féroce et donc les places en alternances doivent être rares. De juillet à décembre par contre, la période de correspond ni aux stages des M2, ni aux stages finaux EFB. Des lors, il peut être intéressant de viser plutôt cette option si vous désirez faire votre cursus en alternance.

 

Enfin, notez qu’au plus vite vous trouvez votre stage au mieux c’est car l’administration met en priorité dans ces séries ceux qui ont déjà trouvé leur alternance.

 

Bon nouvel an chinois à tous.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 16:41

Vous avez réussi votre CRFPA et vous êtes tout excité… C’est normal, l’inverse ne le serait pas et je partage votre satisfaction. Pour autant, si vous n’avez pas passé le CRFPA à Paris -comme moi- et que vous projetez éventuellement de partir travailler sur Paris -comme moi-, vous avez dû vous poser la question -comme moi- ; comment se passe l’inscription à l’EFB alors que je n’ai pas passé le CRFPA à Paris : est-ce possible, y a-t-il des places ? Le cas échéant combien ?

D’abord sachez qu’après avoir passé le CRFPA, vous n’êtes bien évidemment pas obligé de vous inscrire l’année qui suit. Si vous l’avez passé et réussi en M1, finissez d’abord votre cursus LMD avant de vous inscrire à l’EFB : votre employeur préférera et vous prendrez du galon dans la grille de salaire de l’entreprise ou du cabinet qui vous recrutera.

L’inscription EFB (je parle pour la promo 2015/2016 mais a priori ça s’appliquera pour l’avenir proche également) est ouverte pour les IEJ (hors Paris/Corse et DOM) à partir du 1er décembre jusqu’au 7 décembre (« Les élèves des autres IEJ pourront postuler du 1er au 7 décembre 2014, sous réserve de places disponibles »). Sachant que les résultats des IEJ parisiens (en tout cas ASSAS) tombent après l’ouverture de l’inscription des étudiants provinciaux (du coup, peut-être est-ce mieux de s’inscrire au plus vite et ne pas attendre le 7 décembre).

L’inscription dont je parle est en fait une pré-inscription en ligne durant laquelle vous devrez remplir tous les champs d’informations personnelles redondants, fournir beaucoup de justificatifs, certaines options de cours et enfin : choisir votre cursus EFB.

L’avantage avec l’EFB comparé à l’école des Avocats du Sud-Est (par exemple) est que les futurs élèves-avocats sont libres de choisir plusieurs formules :

1. Si vous choisissez PPI en 1er semestre :

- Soit commencer les cours fin juin (planning 2015) soit début septembre.

2. Si vous choisissez les cours au 1er semestre :

- Soit commencer les cours début janvier, soit fin février.

Bref il y a beaucoup de groupes différents pour essayer de matcher un maximum avec vos projets et vos objectifs.

Une fois l’inscription en ligne terminée, vous recevez 2 mails de confirmation de pré-inscription.

Puis, un peu plus tard le même jour, ou, le lendemain, vous recevrez un mail vous indiquant que vous devez passer un test d’anglais en ligne afin qu’ils puissent déterminer si vous avez besoin d’une formation d’e-learning d’une 30aine d’heures (il me semble) et faire des groupes de niveaux (TOEIC like). D’après ce que j’ai trouvé sur internet, au-delà de 600, vous en êtes dispensés. Pour ceux qui seraient en LL.M en PPI en début d’année, il y aurait une dispense possible si vous apportez des justificatifs que vous avez bien suivi ce LL.M. Si j’étais vous je ne ferais pas marcher la dispense (sauf si vous êtes un native) parce que ça doit surement un peu tendre les secrétaires sur place (« ah mais vous n’avez pas passé le test en ligne ?! »). C’est un peu chiant mais pas trop compliqué de faire > 600. Le test ressemble étrangement au TOEIC, il est sur 800.

Etape suivante, on vous recontactera pour vous fixer un rendez-vous IRL. Si comme moi vous êtes en LL.M à l’autre bout du monde à ce moment-là pas de panique, vous pourrez vous faire représenter. Il faudra simplement trouver quelqu’un digne de confiance et que cette personne soit dispo à ce moment-là pour aller jusqu’à un des centres EFB (Créteil ou Issy). Les inscriptions suivent presque directement les pré-inscriptions.

A noter : la plupart des étudiants après l’inscription ont eu du mal à accéder à leur boite mail perso EFB. Pour ma part, par exemple, je n’arrive toujours pas à y accéder malgré mon inscription (a priori validée).

Quant au nombre de places disponibles je n’en ai pas la moindre idée. Mais je pense que grossomodo la quasi-totalité des demandes d’inscriptions d’IEJistes hors Paris sont considérées et retenus. En tout cas je n’ai pas vraiment entendu ni lu sur des forums que untel ou untel autre aurait été refusé (ou alors, ça date, notamment d’avant l’ouverture du nouveau campus Issy-les-Moulineaux). Je pense que chaque IEJ doit avoir un nombre réservé de migrants sachant que si vous avez des arguments (rapprochement familial ou offre de stage déjà sur Paris, c’est sans doute meilleur pour les convaincre et négocier un éventuel refus pour une acceptation). L’examen d’entrée est de toute façon en phase d’être durci pour éviter la surpopulation.

Bref, exit le stress, a priori si vous vous y prenez tôt et que vous êtes un tantinet organisé, l’inscription devrait pouvoir se passer sereinement.

A noter : une fois inscrit, dans votre espace étudiant sur le site EFB lorsque vous essayez d’accéder à votre planning, par défaut il sera indiqué : cours / PPI / stage final… même si vous avez bien spécifié que vous voulez commencer par le PPI. Ce n’est pas une erreur, simplement les bons plannings seront actualisés début janvier normalement, enfin j’espère.

A noter : il est possible de demander de faire ses cours en alternance : cours le matin et cabinet l’après-midi, rythme costaud mais intéressant sur le CV. Par ailleurs, la période est propice pour les stagiaires car elle ne correspond ni a la période de stage final EFB qui tombe quasi systématiquement en janvier, ni à la période des stages finaux de fin de Master II donc la période est un peu moins dense en candidatures (je présume). Je pense que l’EFB et l’ensemble des écoles d’avocats devraient insister sur cet aspect car c’est bien beau d’être élève avocat mais comment financier 5 mois de cours sans ressources sur Paris si on ne peut pas avoir d’hébergement gratuit ? (et même avec, pour vivre sans compter chaque resto ou soirée envisagés).

Bon courage à tous les élèves avocats et aux futurs candidats au CRFPA : tout de coule pas de source mais de belles carrières sont envisageables après ça !

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 16:52

Bonjour à tous,

Deux tableaux comprenant l'ensemble des IEJ de France pour 2013, repris sur le compte Facebook "Que pour les Juristes" :

NB : (me contacter si un des administrateurs n'est pas d'accord pour la publication).
Taux de réussite CRFPA 2013.
Taux de réussite CRFPA 2013.
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 23:53

Je donne la parole à un cabinet spécialisé dans les enquêtes privées (principalement en droit civil) qui m’avait proposé un article. Voici le verbatim :

 

«

Professionnels du procès et de la preuve : des déontologies compatibles

 

Si au pénal le juge d’instruction mène les enquêtes nécessaires appuyées par les services de la Gendarmerie ou de la Police Nationale pour établir le lien et la preuve, en matière civile, cette mission n’existe pas. Il appartient aux parties d’établir leurs preuves.

Le juge civil est un arbitre. Il tranche en fonction des éléments apportés par chacune des parties. Éventuellement, le juge peut décider d'une mesure d'instruction limitée à une expertise, une consultation ou un constat matériel. Mais en aucun cas le juge civil ne procède à une enquête.

Le terme « enquête » dans le Code de Procédure Civile consiste, en fait, à convoquer les parties pour les entendre, et non à procéder à de véritables investigations aux fins de recherche d’éléments, de documents et de preuves.

« Il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention » (Art 9 CPC).

Ainsi appartient-il à chaque partie de prouver ses prétentions. Mais il appartient surtout à l’Avocat de rassembler les preuves et de les ordonner afin de convaincre le juge du bien-fondé de la demande du justiciable.

Néanmoins, il arrive que ni le client ni l’Avocat n’aient les moyens nécessaires pour établir sérieusement les preuves. Confrontés à cet obstacle, ils peuvent se tourner vers un Enquêteur de Droit Privé afin de rechercher les éléments manquants à la défense.

Dans ce cas de figure, se pose la question du rôle que tient l’Enquêteur dans la procédure et de la relation spécifique qui s’établie entre l’Avocat, son client et l’Enquêteur.

 

 

Avocat et Enquêteur, une collaboration nécessaire, au service du procès

La collaboration de l'Avocat et de l'Enquêteur de Droit Privé permet à l'Avocat, dans le cadre du procès civil, de faire effectuer des investigations supplémentaires et d'obtenir des moyens de preuve complémentaires.

L’Enquêteur produit des rapports précis, circonstanciés et détaillés, qui récapitulent l’ensemble des informations recueillies au cours des enquêtes, afin d’être pris en compte par les Magistrats qui auront à se prononcer.

Ces rapports sont des éléments de preuves décisifs lors des procédures. Ils sont remis à l’Avocat sous le sceau du secret, pour être exclusivement produits en justice et exclusivement destinés aux magistrats.

L'Enquêteur de Droit Privé ne se limite pas simplement à répondre à une mission : il prend en compte l’intégralité d’un dossier et les contraintes qui en découlent, notamment l’existence de la partie adverse.

Il porte un regard sur les affaires pour lesquelles il est mandaté, en respectant le contradictoire et l'équité. Ses outils légaux et déontologiques lui permettent de répondre aux besoins des Avocats et de leurs clients justiciables, en menant des investigations en parfaite cohérence avec la stratégie de l’Avocat.

Cette complémentarité entre professionnels du droit permet de servir le procès et la manifestation loyale de la vérité.

 

 

Enquêteur de Droit Privé : une profession réglementée et encadrée

L'Enquêteur de Droit Privé consacre ses enquêtes à la recherche de renseignements d'ordre privé dans les domaines couverts par le droit civil ou commercial. Sa mission dans la plupart des cas est de rassembler des preuves.

L'Enquêteur devient alors acteur de la défense, bien qu’elle soit animée et plaidée devant le tribunal par l'Avocat.

Notons que les forces publiques de sécurité (Police ou Gendarmerie), n'ont ni la compétence, ni la légitimité pour intervenir dans le domaine privé, créant ainsi la légitimité de l'Enquêteur de Droit Privé.

Cependant, même s'il n’intervient pas ou peu en matière pénale, il est fréquent que l’Enquêteur mène des investigations en amont d'actions qui sont du ressort du procès pénal.

La règlementation en vigueur leur impose des conditions de qualification et d’aptitude professionnelle en vertu de la loi du 12 juillet 1983 modifiée, aujourd’hui codifié par le Code de la Sécurité Intérieure (Art L621-1 dudit Code). Ils sont sous l’autorité du Ministère de l’Intérieur, via le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (C.N.A.P.S).

Cet agrément, basé sur des critères de moralité, de qualification professionnelle et de son immatriculation au Centre de Formalités des Entreprises, peut être retiré à tout moment en cas de manquement à ces critères.

 

Des déontologies compatibles, avec la même finalité : la manifestation loyale de la vérité 

Au procès civil, en matière civile et en matière commerciale, la collaboration de l’Enquêteur avec l’Avocat est appropriée. En effet, l'Avocat est soumis à des contraintes légales et déontologiques dans l'administration de la preuve en parfaite adéquation avec la déontologie en pleine évolution de l'Enquêteur de Droit Privé.

La profession d'Avocat est ancienne, organisée, règlementée et soumise à une déontologie stricte et exigeante. Ces exigences de loyauté envers la partie adverse, de loyauté envers le client (secret professionnel, confidentialité, conflit d’intérêt…) et de respect de la vie privée sont indispensables pour établir une relation de confiance absolue avec son client, d’assurer une communication sereine et secrète avec d’autres Avocats lorsqu’ils sont chargés d’intérêts adverses ou encore de leur donner du crédit face aux magistrats, avec lesquels ils partagent l’amour de la justice.

Ces règles tendent à une manifestation loyale et équitable de la vérité.

Tout comme les Avocats, les Enquêteurs sont soumis à des conditions très strictes à propos de l’honorabilité, du respect de la vie privé, du respect du secret professionnel et de la loyauté.


Respect du secret professionnel  

En effet, comme l’Avocat, les Enquêteurs sont les confidents nécessaires de leurs clients qui, à ce titre, partagent des données sensibles avec les Enquêteurs lors de leurs missions. Il est essentiel que de telles informations restent dans le secret pour préserver, parfois, l’intégrité même de la vie du client.

L’Enquêteur de Droit Privé est ainsi passible des sanctions en cas de violation du secret professionnel prévues par l’article 226-13 du Code Pénal qui incrimine la divulgation sans autorisation des secrets de son client.


Loyauté

L’Enquêteur doit se comporter de façon loyale avec son client. Pour cela, il doit faire preuve de diligence et faire son possible pour satisfaire au mieux les intérêts de son client.

La jurisprudence se réfère aux usages professionnels pour caractériser les manquements aux obligations déontologiques.


Respect de la vie privée

Il est paradoxal d’imaginer que l’Enquêteur ne puisse user des informations qu’il aurait récoltées alors que sa mission consiste à trouver des éléments non évidents, voir cachés.

La jurisprudence a toujours considérée comme irrecevables, les éléments de preuve violant explicitement l’intimité de la personne, comme les enregistrements de conversations.

La culture juridique de l’Enquêteur et ses  compétences lui permettent d’évaluer constamment les frontières de la vie privée afin de garantir l’administration et la recevabilité de la preuve en justice.

Au final, les mêmes règles déontologiques s’appliquent à l’Avocat et à l’Enquêteur de Droit Privé malgré l’inexistence actuelle d’un réel code de déontologie pour la profession d’Enquêteur de Droit Privé.

Ainsi l’Avocat et l’Enquêteur de Droit Privé se retrouvent finalement, régis par les mêmes principes de loyauté, de respect de la confidentialité, du secret professionnel et de la vie privée dans l’exercice de leurs fonctions.

Cette similitude permet une collaboration saine, pérenne et nécessaire au service du procès, du justiciable et de la manifestation loyale de la vérité.

»


 

David Krist, Directeur d’Enquête

Cabinet David Krist, Investigation Privée

Krist.fr

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 19:03

Bonjour à vous,

 

Avant de choisir votre spécialité en Master 1, un certain nombre d’interrogations doivent vous traverser l’esprit. C’est important de commencer à mettre en perspective vos études et vos projets professionnels. Il faut simplement être conscient qu’une insertion professionnelle est quelque chose qui se travaille, ça ne fera pas tout seul.
 
(i) Soyez sûr de votre spécialité. Regardez sur les sites d'offres d'emplois les domaines les plus porteurs (village-justice, carrière-juridique, iquesta...). En ce moment, je pense que le droit social est vraiment le secteur le plus dynamique. Le droit du travail, notamment les relations sociales, se complexifie davantage chaque jour. C'est un vrai bassin d'emploi pour les juristes, avocats ou autres professions (RH, RRH, DRH, inspection du travail...). Tout ce qui touche à la fiscalité est aussi porteur et le droit des affaires -en général. Si vous voulez faire droit international voire européen, attention à vos choix de facultés et de Masters. Autant faire droit des affaires et repiquer ensuite sur droit de la concurrence (par exemple) en LLM ou en école de commerce. Mais un bon Master 2 Droit des affaires côté vous ouvrira sans doute plus de portes qu'un Master Droit européen pur.
 
(ii) Soyez sûr de votre projet professionnel. Arrivant en Master 1, normalement vous devez commencer à avoir une idée assez nette de ce que sont vos objectifs professionnels. Vous voulez être avocats? Passez le CRFPA dès le Master I ; empiriquement, je peux vous garantir que c'est la meilleure solution, d'autant plus si vous le décrochez du 1er coup. Si vous voulez être juriste d'entreprise, vous pouvez également envisager de le passer. Si vous voulez préparer des concours (police, douane, inspection du travail), il faut se fixer cet objectif et se donner les moyens de réussir en révisant (le moment voulu) à fond. Il faut absolument éviter de réviser un concours en dilettante, ça risque d'être fortement préjudiciable : démotivation, spirale de l'échec...
 
(iii) Si vous voulez partir à l'étranger après le MASTER II, renseignez-vous très tôt. Pareil ici, c'est mon expérience qui parle : s'inscrire en LLM est HYPER compliqué. Pour ma part j'ai la chance d'être bien aiguillé par des anciens et nos responsables mais s'il faut partir à l'inconnue totale et que vous n'avez pas grand monde pour vous aider, il faut une année ENTIERE pour préparer ses dossiers au mieux, avoir une chance d'être pris, et préparer son départ (tout est à prendre en compte : constitution de dossier, dont traduction assermentée de diplômes et relevés, passeport, VISA, assurance, logement, transports, coûts et éventuellement prêt étudiants, demande de bourse, organiser son départ et son arrivée.........).
 
(iv) Etes vous sûr de vouloir travailler dans le droit ? Il est toujours temps de se réorienter après une licence en école de commerce ou ailleurs. Après un Master aussi mais les enjeux sont différents, le coût plus substantiel et l'attente encore plus longue (peu d'étudiants veulent se retaper encore 3 ans d'études après 5 années de droit).

 

Fixez-vous un cap.

 

Bon courage.


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